18/07/2009
Remarquable exposition de José Peleja au Celler sur la Retirada
La Retirada, évoque la retraite des républicains espagnols battus par les troupes franquistes en 1939, condamnés à fuir leur pays en cohortes faméliques, avec femmes, vieillards et enfants pour franchir les Pyrénées et rejoindre la France. Traités ici et ailleurs avec le plus grand mépris, tous vont vivre cet exil forcé dans la douleur de leur chair et de leur âme. C’est parce que ses grands-parents avaient vécu cet épisode dramatique de l’Histoire dare-dare enfoui dans la mémoire collective que le peintre José Peleja a choisi de le traiter.
A travers une quarantaine de remarquables toiles, José témoigne pour tous ceux qui ont eu à souffrir d’un exil, d’un renoncement. Il a su saisir les symboles forts d’un exode intemporel pour suggérer le partage immédiat d’une poignante floraison d’émotions puissantes. Ses figurations transpirent des scènes de souffrance, d'enfermement ou d'exil. Là, les corps sont spectres, silhouettes brisées aux échines résignées…On discerne dans ses huiles la présence des oppositions suggérée par la proximité de couleurs lumineuses, chaudes à celles de tons froids de bleus et violets. Les mouvements évoquent les luttes et le chaos… mais le thème de la femme et de l’enfant est là pour aussi évoquer l’espoir en un avenir meilleur. Comme l’artiste a privilégié la spontanéité, il a choisi délibérément de ne pas traiter les visages pour donner plus de force à l‘essentiel exprimé.
Authentique autodidacte
Bien que venu à la peinture sur le tard, José Peleja confie avoir toujours eu un goût prononcé pour le dessin depuis sa tendre enfance. «Je peints depuis 20 ans mais je me disais que pour être peintre et exposer, il fallait avoir fait les Beaux-Arts… » indique-t-il. José est un authentique autodidacte. Pour ne pas se sentir formaté, il a toujours fui les écoles de peinture pour mieux laisser libre cours à sa libre créativité. Peut-on être artiste sans être généreux? « Je peinds pour faire plaisir aux autres !» déclare-t-il pudiquement.
Ses 140 œuvres fortes et émouvantes n’illustrent-elles pas sa recherche de sens et d’humanité ? Thuir - Exposition jusqu’au 31 juillet tous les jours de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h 30 au 1er étage du Celler office du tourisme des Aspres (face à l’accueil des visites des caves Byrrh) Entrée libre.
16:55 Publié dans ARTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : thuir, exposition, josé, péleja, celler, tourisme, les, aspres
22/05/2009
Le Festival qui monte, qui monte…
Qui n’a jamais laissé traîner une oreille indiscrète ? Celle, gourmande de petits secrets, de révélations et de confidences… Voilà ! Un “petit” festival rural insignifiant Le Printemps des Aspres est devenu au fil du temps un rendez-vous incontournable qui a tout aujourd’hui d’un grand !
D’abord, le décor est de premier choix, en plein air ou en des lieux prestigieux, à ravir les amateurs de vieilles pierres et d’authenticité… Ensuite, il implique un territoire préservé, consacré à la vigne celui des Aspres appelé aussi la petite Toscane catalane : de ce terroir de caractère aux accents rocailleux sont nés des vins soyeux aux nuances d'harmonie et d'élégance. Yves Girmens le co-organisateur, s’épanche enthousiaste : «Le Printemps des Aspres doit conserver une certaine légèreté dans la programmation, axée sur la découverte musicale et la proximité avec le public» En plein air, dans une cave ou en des lieux prestigieux, gorgés d’Histoire et de labeur, ce festival a vraiment tout pour plaire! éclectique, rafraichissant, heureux… Il cultive une ambiance singulière, conviviale et festive. «Pour cette 5ème édition, le Printemps a trouvé ses publics. A une programmation, correspond un public spécifique. Pour faire court : à chaque concert, ses générations ! Et puis, les tarifs pratiqués sont abordables au plus grand nombre…«
Concert Jazzy au Domaine de Saü
Jeudi 21 mai à 18h le Dixieland Jazz Band de Jean-Jacques Martimort donnait un époustouflant concert devant un nombreux public accueilli dans le magnifique parc du Domaine Saü par Isabelle et Hervé Passama Prés de 3 heures de jazz ponctuées de dégustations des sublimes vins de la propriété Passama… Un récital riche presque entièrement consacré à Sidney Bechet symbole immuable du Jazz de la Nouvelle Orléans débutait par le morceau Le marchand de poissons suivi de Blues in the air et Petite fleur, Dans les rues d’Antibes.

Ce tour musical se terminait dans les caves du Domaine pour le public et sur les hauteurs des cuves pour le band jazz. Le Dixieland Jazz Band jouait un enthousiasmant Les copains d‘abord de Brassens ! Il est comme ça le Printemps des Aspres sans chichis, populaire, sympa à l‘image des organisateurs Odile Herran et Yves Girmens. Contact : ASDAMA 04 68 53 10 00 ou 06 22 34 22 81.
5ème Printemps de l'Aspre les prochains jours :
Samedi 23 mai à Passa
Prieuré du Monastir Del Camp à 21 h :
Soirée en 2 parties : de l’Occitanie aux rives de la Méditerranée
Les doigts teintés - Nou Sorres
Samedi 30 mai à Ponteilla
A 18 h : balade en musique (entrée libre) Jazz band
A 19 h : buffet de clôture (sur réservation)
Samedi 30 mai à Ponteilla
Espace Simone Ali à 21 h :
Soirée en 2 parties : Couleurs d’Amérique latine
Daniel Diaz Trio - Cores do Brazil
20:29 Publié dans Terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : printemps, des, aspres, thuir, dixie
Une anodine inauguration ?
Récemment, à la faveur d’une belle matinée ensoleillée, le président de la communauté de communes des Aspres, René Olive inaugurait des locaux techniques flambant neufs jouxtant la déchetterie de Thuir de la route de Castelnou. Le préfet Hugues Bouziges, le président du conseil général Christian Bourquin, le président du Sydetom 66 Fernand Roig et un aréopage d’élus locaux des Aspres et d’ailleurs, des personnels avaient répondu nombreux à l’invitation.
Au petit tour du propriétaire, les discours officiels badins se succèderaient-ils ? Si le ton solennel était circonstanciel, il était ponctué ci et là de propos hilarants… (ça c’est pour l’ambiance !)
Le premier orateur, René Olive relatait l’historique de la communauté depuis sa création le 1er janvier 98, mettant en exergue une logique de territoire, un esprit solidaire caractérisé. Il égrainait successivement ses champs de compétences : 2003, les déchets ménagers ; 2004, l’eau et l’assainissement, 2008, le tourisme, la petite enfance… René Olive précisait à l’assistance que cette communauté représentait à ce jour 21 communes, 21 500 habitants, dotée d’un budget de 18 millions d’euros. L’édile annonçait alors le coût de construction de ces locaux techniques, prés de 1,6 millions d’euros, financés par l’Etat à hauteur de 201 000€ à travers une dotation d‘équipement, par le conseil général par un projet structurant, par les «Aspres» à concurrence de 600 000€ sur fonds propres, le solde global emprunté. Ce centre permettrait en particulier, le lavage des camions-bennes, des bacs et leurs maintenances et de concentrer en un lieu les moyens techniques et humains.
C’est là que René Olive choisissait le ton de la confidence : « J’ai l’impression d’être coincé entre la vallée de la Têt et celle du Tech. » Pour contrecarrer la tentation exponentielle de l’Agglo Perpignan Méditerranée il évoquait aussitôt des desseins visionnaires : « Je partage l’idée avec un certain nombre d’élus communautaires qu’un rapprochement avec d’autres communautés rurales approximes pourrait être possible… Il pourrait s’entendre dans un premier temps sous la forme de convention pour certains services.»
L’idée du maire d’Elne Nicolas Garcia ferait-elle son chemin? Celle d’une fusion des communautés de communes du Sud du Pays Catalan? Christian Bourquin inscrivait son intervention sur le thème de l’exigence des services publics «Il est nécessaire d’installer un meilleur service public de proximité apporté à la population. On touche là au fondement de notre République. » Le préfet quant à lui poursuivait par une ode aux communautés de communes : «Je suis convaincu que les communes qui restent seules adoptent une posture suicidaire. Aujourd’hui, il faut jouer collectif, on le sait au pays du rugby! On ne peut pas bâtir des cohérences de développement économique sur des stratégies à court terme.» » ironisait-il et d‘appuyer le propos : « Ici, en Pays Catalan, subsistent des logiques géographiques et identitaires fortes de territoires.» Là, sous nos yeux, ne se joue-t-elle pas la disparition des communes rurales ces espaces d’animation et d’interface ? Auxquelles se substitueraient les communautés de communes, espace naturel de réalisation et de gestion des équipements ?
07:30 Publié dans SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : communauté, de, communes, aspres, inauguration, local, technique, thuir
22/02/2009
L’Union nationale des retraités et des personnes âgées tisse du lien social
A une époque où l’égoïsme s’affiche comme une valeur partagée, certains hurluberlus s’obstinent à filer et tisser du lien social, de la solidarité. Rencontre avec Rose-Marie Brieule, secrétaire de l’UNRPA (Union nationale des retraités et des personnes âgées).
A la ville comme à la campagne, la solitude sournoise ne rôde-t-elle pas à l’affût de la moindre proie esseulée ? La retraite conjuguée à la perte du rôle social, peut devenir claustration. Fa molt de temps ja (ça fait déjà longtemps) dans les villages du Pays Catalan, l'avi (le grand-père) i la "Padrine" (la grand-mère) étaient au cœur de la vie sociale et familiale. Els vells (les vieux) étaient entourés, choyés et respectés… Alors, même si Thuir demeure une petite ville à dimension humaine, les mœurs y ont aussi évolués ! Parfois trop «encombrants», les vieux finissent leur vie en maison de retraite. Autres temps, autre époque…
« Un homme n'est vieux que quand les regrets ont pris chez lui la place de ses rêves » se plaisait à dire l’acteur américain John Barrymore. Rose-Marie Brieule la dynamique secrétaire de la section locale de l’UNRPA n’a pas le temps de rêvasser. Elle souligne : « Au niveau social nous privilégions la proximité avec les personnes âgées souvent isolées. Pour les plus impotentes d’entres elles, nous leur rendons visite, leur offrons des goûter et leur prodiguons du réconfort ». Cette association a succédé aux Vieux Travailleurs de France créée en 1945, puis à l'Union des Vieux de France autrefois ici animée par l’Ami Emile Lassale alias «Millette»…
« L’Unrpa était à ses origines exclusivement revendicative. Peut-être un peu trop politisé, ce mouvement était entrain de mourir à petit feu à cause de ses idées trop sectaires » analyse avec lucidité la secrétaire. La section locale forte de 70 adhérents, a pourtant conservé un côté revendicatif sous l’impulsion de son président Claude Vaillant : défense du pouvoir d’achat des personnes âgées, revalorisation des retraites, défense des services publics de proximité, accès aux soins, aide aux personnes dont l’âge avancé se double souvent d’un handicap physique ou de la maladie d’Alzheimer.
« Je trouve beaucoup de réconfort au sein de cette association étant moi-même handicapée » déclare émue Rose-Marie. L’association organise aussi des rendez-vous ludiques. Pour Noël, loto et concert choral avec Le Chœur de l’Aspre, des lotos, des repas dansants, des sorties cinéma, des voyages.
Jeudi 19 février à 12 h, à la salle Jeantet Violet, les adhérents de l’Unrpa se réunissent pour un repas convivial autour du thème du carnaval ! Comme ils ont su entretenir leur âme d’enfant et un sens aigu de la dérision, tous les convives sont invités à venir déguisés ! Participation 12 €. Inscription dés mardi 17 février. Renseignements : 04 68 53 57 99.
19:30 Publié dans SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : unrpa, aspres, thuir, retraités, revendications, retraites
Société Mixte de Tir : en pleine cible !
Chaque année à pareille époque, la vénérable Société Mixte de Tir de Thuir organise les rencontres inter-clubs pour les 5 écoles de tir du département affiliées à la Fédération Française de Tir : Osséja, Prades, St Cyprien, Saleilles, soit au total une cinquantaine de gamins de 8 à 12 ans. Les catégories d'âge concernées par les Ecoles de Tir sont les Poussins, Benjamins et Minimes. 
« Ces rencontres sont organisées pour préparer les enfants aux compétitions officielles départementales, régionales, nationales au pistolet ou à la carabine à air comprimé à 10 mètres avec 30 plombs à tirer en 1 h à concurrence de 2 plombs par cible » précise Jean-Luc Vinyas secrétaire et arbitre FFT de la société Mixte de Thuir. « Dans un concours, il y a des cibles d’essais et des cibles de match. Les tireurs ont une heure tant pour effectuer les réglages pour la compétition » indique Guy Jubal président du Club d’Osséja.
Mieux connaître le tir sportif.


19:10 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, mixte, de, tir, thuir, aspres
La virée parisienne des cadets de l’UST
Quand nombre de valeurs morales ne cessent de s’étioler, le rugby, véhicule toujours des valeurs très fortes de courage, d’abnégation, de solidarité, de respect, de convivialité et d’esprit festif… Ces valeurs partagées au sein des cadets de l’UST, caractérisent l’excellent état d’esprit qui anime ce groupe et ses dirigeants. Les voyages forment la jeunesse ! Qu’à cela ne tienne ! Cette année encore, à la faveur des vacances de février, les cadets de l’U.S. Thuir des présidents Robert Massuet et Jean-Michel Pergel sont montés 4 jours à Paris. Un séjour fascinant, riche en événements qui restera gravé des années dans leurs mémoires.
Au programme, rugby et loisirs.
Une matinée de train, et hop c’était parti pour une visite de Paris. Le soir, les jeunes assistaient à un match entre anciens du Racing Club de France (composé d’anciens internationaux) et anciens internationaux écossais, avant de prolonger la soirée avec ces joueurs. Samedi matin, match contre leurs homologues de Courbevoie ; l’après-midi direction le stade de France pour assister à la rencontre du Tournoi des six nations France/Ecosse. Enfin, dimanche de dilettante au parc Disneyland de Marne-la-Vallée. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin. Lundi soir, retour fourbus au bercail. Charmés par leur séjour parisien, dans un élan spontané et unanime, les cadets remercient tous ceux qui ont permis ce voyage, récompense d’un comportement exemplaire et de résultats extraordinaires puisque ce groupe est actuellement invaincu depuis le début de la saison (12 rencontres = 12 victoires !)
Et maintenant, après le réconfort, l’effort.
Après un déplacement à Capestang le 21 février, ils recevront Pic St Loup le 28 février. Sauf accident de parcours, ils devraient terminer 1ers de leur poule. A la suite de ces 2 rencontres, ils disputeront, le 7 mars, le 1/8e de finale du championnat Languedoc-Roussillon ils sont d’ores et déjà qualifiés. On peut complimenter l’excellent état d’esprit de ce groupe qui fait honneur aux couleurs de l’UST ! Leur objectif ? Passer 3 tours dans ces phases finales car les 32e de finale du championnat de France se profilent à l’horizon et ils aimeraient par dessus tout y participer.Un grand bravo à ces valeureux et sympathiques jeunes qui méritent d’aller le plus loin possible dans la compétition !
10:15 Publié dans Rugby | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, financière, cadets, usthuir, aspres, catalan, rugby, usap, collioure, castelnou
19/02/2009
Eoliennes dans les Aspres : le point de vue du maire de Fourques
18:41 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éoliennes, zde, aspres, fourques, thuir
13/02/2009
Les opposants au parc éolien sont vent debout
Le projet de création d’un parc d’aérogénérateurs à Fourques fait l'unanimité contre lui chez les maires des petites communes avoisinantes soutenus par le collectif « Le vent tourne ».
En sa séance publique du mardi 10 février à 17 h 30 à Thuir, le Conseil Communautaire de la Communauté de Communes des Aspres a dû invalider son vote du 17 décembre et revoter pour le projet d’une Zone de développement de l'éolien (ZDE) de 164 hectares sur la commune de Fourques. Suite au scrutin du 17 décembre, six maires Maya Lesné (Tordères), Alphonse Puig (Sainte-Colombe), Roger Tourné (Llauro), Erick Brisse (Terrats), Alain Doutres (Caixas), Patrick Mauran (Montauriol) avaient dénoncé une irrégularité dans le vote en faisant remarquer que 54 conseillers présents ou représentés avaient voté, 55 bulletins étaient dépouillés. Ceux-ci ont décidé de réagir en écrivant au Préfet des Pyrénées-Orientales pour manifester leur désaccord et leur mécontentement (copie ci-joint de la lettre envoyée au président de la Communauté de Communes et à tous les délégués communautaires).
Ce mardi, sans surprise, les conseillers ont voté majoritairement à nouveau en faveur de ce projet. Alors qu'en préambule, les maires de Tordères et Ste Colombe manifestaient leur désir de débat, le président de la Communauté, René Olive, s'y est obstinément opposé, provoquant même un certain chahut parmi l'assistance.
Les Zones de développement de l'éolien
La loi de programme n°2005-781 du 13 juillet 2005 fixe les orientations de la politique énergétique française avec l'objectif de 21 % de la consommation intérieure d’électricité d’origine renouvelable en 2010. Cette loi introduit le principe de création de Z.D.E. pour éviter la prolifération anarchique des installations éoliennes. Si, aux dernières élections municipales, nombre de maires des Aspres ont adopté une position circonspecte, évitant d'évoquer ce sujet on ne peut plus sensible, un candidat à la mairie de Fourques, Jean-Luc Pujol a, lui, eu le courage de porter le débat sur la place publique. En ces temps de crise viticole, peut-on condamner la tentation pour certains agriculteurs désargentés ou pour des communes viticoles en crise comme Fourques, de louer ou vendre une parcelle de terre à des constructeurs d'éoliennes.
Jean-François Girbaut est le président du collectif Le vent tourne créé en Octobre 2008. « Au cours des 5 réunions publiques obligatoires dans le cadre de la loi sur les ZDE, des personnes se sont regroupées pour créer un embryon de collectif » évoque-t-il, puis de dénoncer : « Une imposture écologique consiste à faire croire que l'éolien puisse un jour se substituer à l'énergie nucléaire ».
Ce qui préoccupe d’abord le collectif, c'est la protection des paysages et du site remarquable et préservé des Aspres. Jean-François Girbaut rappelle deux conditions nécessaires à la production d’énergie par les aérogénérateurs : du vent régulier et la proximité d'une ligne à haute tension pour le raccordement électrique des installations. « La production électrique éolienne est intermittente. Pour assurer la continuité il faut une régulation pourvue par des centrales thermiques génératrices de gaz à effet de serre », précise le président. « Aucune commune des Aspres n’a désiré d’éoliennes sur son territoire hormis la municipalité fraîchement élue de Fourques ! Pourquoi ?», s’interroge M.Girbaut. « Nous allons nous concerter avec les maires des communes impactées pour donner suite à cette décision. D’autre part, nous lancerons une campagne d’information à l’adresse de la population pour lancer un véritable débat » indique Jean-François Girbaut.
Vendredi, dans nos colonnes, Jean-Luc Pujol maire de Fourques et porteur du projet présentera ses arguments.
Collectif La vent tourne : ventourne@hotmail.fr ; tél : 04 68 28 04 51 ; 2 rue des amandiers 66300 Fourques.
19:29 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éoliennes, zde, aspres, fourques, thuir
07/02/2009
S’attacher à rester tous ensembles soudés malgré les différences
Moment privilégié pour les édiles et leurs concitoyens, la cérémonie des vœux permet de se retrouver une fois par an pour balayer projets futurs et réalisations passées, revoir des amis ou des membres d'associations… Dans la très vénérable salle Jeantet Violet à l’assistance bien garnie, accompagné de son Conseil municipal, d’élus de la Communauté de communes, René Olive Maire de Thuir avait choisi un début de semaine pour présenter ses vœux à la population. René Olive débutait son discours par le mot qui revient sur toutes les lèvres des élus départementaux lors de ces cérémonies de vœux: La crise ! La plupart du temps et pour ne pas apeurer le citoyen lambda, n’est-elle pas présentée comme conjoncturelle et passagère ? Ce mot fourre-tout exprime pêle-mêle de nombreuses craintes face aux grands bouleversements socio-économiques, aux déréglementations, à la dégradation de l’environnement, à la mondialisation, aux délocalisations… prémices d’une mutation de civilisation sans précédent ? Ainsi, le premier magistrat de Thuir positionnait la crise comme conjoncturelle, liée pour l’essentiel à la politique actuelle du gouvernement. Il débutait ses propos par une diatribe, stigmatisant la décentralisation et la politique de désengagement de l’Etat : »Chômage, licenciements, crise… Qui dit crise implique des investissements à la baisse et une économie au ralenti. L’Etat doit 74 millions d’€uros pour le social au Conseil Général des Pyrénées Orientales.» A la crise mondiale, il opposait la solidarité des territoires: La Région, le Département, les Aspres. «En France, les collectivités locales assurent 75% de l’investissement public. Elles ont un rôle important par temps de crise ! » Insistait-il. Puis, l’édile se lançait dans une longue litanie sur les bienfaits du rassemblement au sein de la Communauté de Commune : »Je suis intimement persuadé que nous sommes l’une des communautés qui fonctionne le mieux du Département grâce à notre politique de mutualisation.» Appuyait-il.
Pas d’augmentation d’impôts
René Olive comparait Thuir avec les villes de la même strate… Il annonçait un taux d’endettement de 10,49 soit 487€ par habitant. Le Maire se félicitait : «Nous avons le taux le plus bas du Département, hormis Cabestany. En ces temps difficiles il aurait été indécent de présurer le citoyen. Nous n’augmenterons pas les impôts en 2009. » Quelles solutions apporte-t-il pour faire face ? Le recadrage dans certains secteurs économiques : énergies, eau (Nouvelle dépense depuis le 1er Janvier 2009). René Olive égrainait alors les projets en cours : Le PLU (Plan Local d'Urbanisme) devrait sortir dans 6 mois… Opération immobilière de 8 hectares aux Espassoles, zone commerciale, projet d’hôtel, achat de terrains pour les constructions des nouvelles casernes de gendarmerie et des pompiers…suspendu ; constructions collectives et pavillonnaires HLM chemin de Salaou, les travaux du Conseil Général au Collège (jusqu’alors propriété municipale), la construction de la nouvelle Maison de retraite, l’implantation d’un pôle médical, construction de la première tranche de la salle de spectacle, l’amélioration du Centre de loisirs, les aménagements du centre-ville, les travaux de réfection du toit de l’église… Malgré ces temps de crise, le Maire assurait la population du maintient des animations si importantes pour la fréquentation de la ville, si attractives pour le dynamisme du commerce local ! Là, il appelait au civisme de la population tant au niveau de la propreté que de la sécurité. René Olive assurait de son soutien les dirigeants de l’UST pour les festivités de son centenaire et ceux du Handball pour ses fêtes des 40 ans. Le Maire concluait son discours en remerciant tous les acteurs qui ont contribué à l’embellissement de la Ville pour ponctuer par ses vœux : « Même si les temps sont difficiles il ne faut pas désespérer, il faut s’accrocher, s’attacher à rester tous ensembles soudés malgré les différences pour demeurer, demain, plus forts. Que 2009 vous procure la paix et que la Fraternité inscrite dans la trilogie républicaine soit plus que jamais une réalité ! » Aussitôt, l’assistance se précipitait vers le copieux buffet dînatoire
07:40 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : thuir, pays, catalan, roussillon, aspres, rené, olive
24/12/2008
Des éoliennes dans les Aspres : un vent de révolte
Les Aspres sauvageonnes, à l’environnement exceptionnellement préservé, auront-elles droit à leurs éoliennes ? Tout un chacun s’accorde à magnifier les bienfaits des éoliennes à condition… qu’elles ne soient pas implantées prés de chez soi !
Mercredi 17 décembre 18 h à la MJC se tenait le Conseil communautaire de la communauté de communes des Aspres, retranché dans un prudent huis clos de préséance. A l’ordre du jour ? Le dossier sensible de la ZDE (Zone de Développement Eolien). Depuis l'étude réalisée par OCEA Ingénierie pour huit zones retenues, persiste un seul projet. Dans le hall, une cinquantaine de militants remontés du Collectif «Le Vent tourne» piaffait d’impatience avant d’assister à 18 h 30 à la séance publique.
Pro et anti éoliens s’affrontent

Début de session, le président René Olive s'est félicité : « Contraitement à des Communautés de Communes qui ne tiennent aucun compte des avis émis par les communes qui les composent, notre démarche démocratique a été exemplaire ». Il a encensé la méthodologie adoptée : concertations avec les habitants, les associations environnementales, les chasseurs, les agriculteurs, suivies par cinq réunions publiques d’information. Puis, René Olive a invité aux débats l’assemblée des élus.

Le maire de Villemolaque, Jean-Claude Peralba, en cohérence avec sa logique anti-THT s’est exprimé en premier. « J’adhère à la démarche écolo-économique, j’ai adhéré à tous les aspects du dossier. Le problème des éoliennes c’est leur impact paysager. Je m’abstiendrai sur le dossier ».
Alors est intervu Eric Brisse, l’édile de Terrats. « Durant les Municipales il était prudent de ne pas parler des éoliennes. À Terrats, nous nous sommes exprimés contre leur implantation sur notre commune. Et voilà que se profile le projet d’une installation en surplomb du village sur le territoire de Fourques », a-t-il dénoncé.

Jean-Luc Pujol maire de Fourques, favorable au projet s’est inquièté : « Qu’adviendra-t-il si on ne trouve pas de nouvelles ressources pour faire vivre nos villages? ». Il a plaidé en faveur de l’installation des éoliennes sur une zone de 164 ha sur les piémonts des Aspres, opposant les desseins lucratifs de fermes éoliennes de d’Agglomération au désert des Aspres avec un lapidaire : « Les éoliennes ou la pauvreté ! »
Alphonse Puig, Maire de Ste Colombe a réagit : « Les revenus escomptés, ce sont des queues de cerises ! Les petites communes qui entourent Fourques ont une lourde responsabilité. » La jeune maire de Tordères Maya Lesné est lors montée au créneau : « Le choix du maintien de cette zone s'est décidée mercredi 10 décembre, à Fourques, au cours d'une réunion du bureau d'étude, Ocea Ingenierie, de Jean-Luc Pujol maire de Fourques et de Roland Nourry, vice-président chargé du dossier ZDE, sans que le maire de Terrats, ne puisse s’exprimer sur le choix de la zone. C’est gravissime pour la démocratie. Ne parlons même pas des autres maires de communes impactées, telles que Ste-Colombe, Montauriol, Caixas, Tordères, Passa ou Llauro auxquels on ne demande jamais leur avis » s’est-elle insurgée.
Quid, du conseiller national des Verts, Franck Huette, élu de Thuir ? En échos à ces débats, éminemment écolos, il a opposé le mutisme. Enfin, à la demande de 18 délégués, le Conseil a voté à bulletins secrets. Résultats sur 54 votants : 32 délégués sont favorables au projet ; 18 sont contre et 5 s'abstiennent pour un total de 55 suffrages exprimés. La ZDE sera donc déposée en Préfecture. Le Collectif «Le Vent tourne» a juré de réagir au sortir de la réunion. Il pourrait s’exprimer ces prochains jours.
08:20 Publié dans SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : zde, zone, de, développement, éolien, des, aspres



