Thuir

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18/07/2009

300 convives participent au repas gascon d’Ordino-Thuir

Grosse réussite pour une première ! Un repas totalement gascon dans le cadre bucolique de l’espace des Frênes pour 300 convives. Un succulent repas gascon concocté par M. et Mme Pierre Lava et son équipe de producteurs du Gers. La partie musicale était assurée par Albert Bueno parrain de l’association. Déjà se profile le prochain séjour fin août où 60 personnes découvriront le Pays Basque en pleines fêtes de Bayonne.

300 convives au repas gascon (Photo JLM 7447).JPG

Bilan de fin d'année pour le principal du collège

A l’heure des grandes vacances et du farniente, François Segurel principal du collège Pierre Moreto profite de cette période de répit pour analyser les résultats du brevet et présenter les perspectives.

François Ségurel Principal du Collège Moreto (Photo JLM 7447).JPG

En provenance du Gard, François Segurel vient de vivre sa première année scolaire au sein du vénérable collège Pierre Moreto à Thuir, l’un des plus importants du département avec 930 élèves. Ses effectifs ne cessent d’augmenter. Juste après les résultats publiés du diplôme national du Brevet, le proviseur ne peut se départir de son sourire XXL de satisfaction. Il faut dire que le collège est passé au-dessus des moyennes départementales.

Et le principal de s‘épancher : «Cette année, les tendances sont très positives ! Sur 190 candidats 165 ont obtenu le Brevet, soit un taux de réussite de 86,85%. » François Ségurel évoque avec fierté : « Plus de la moitié des lauréats ont obtenus une mention. 10% de mention Très Bien, 15% de mention Bien 25% de mention assez Bien.» Aussitôt, il rebondit en prenant soin d’éviter le piège de l’autosatisfaction : «Je rends un hommage très très appuyé aux enseignants qui ont fait énormément travailler les élèves studieux jusqu‘au tout dernier moment. Je n’oublie pas les personnels de la vie scolaire mobilisés pour le suivi individuel des élèves! »

Cet établissement cultive la particularité d’avoir un corps enseignant stable formé d’équipes compétentes, expérimentées et mobilisées. Le gage de stabilité ? François Ségurel n’est que le 5e principal en 50 ans! Déjà, principal et équipes pédagogiques préparent la rentrée 2009. Il constate : « Les enfants ont tous envie de réussir. Ce qui est important est de leur donner un cadre et l’exigence de réussite.» Il relate que 80% des élèves n’habitent pas à Thuir et sont donc transportés en autocar. Son soucis est d’éviter que ces enfants n’errent dans les rues avant ou après les cours. Il envisage donc de proposer dés la rentrée, dans le cadre de l’accompagnement éducatif, des activités sportives périscolaires et des ateliers culturels et d’aides aux devoirs pour un suivi individuel des élèves en difficulté. Le collège Pierre Moreto serait-il entrain de devenir un établissement pilote pour les initiatives pédagogiques ? Réponse dés la rentrée 2009 !  

22/05/2009

Une anodine inauguration ?

Récemment, à la faveur d’une belle matinée ensoleillée, le président de la communauté de communes des Aspres, René Olive inaugurait des locaux techniques flambant neufs jouxtant la déchetterie de Thuir de la route de Castelnou. Le préfet Hugues Bouziges, le président du conseil général Christian Bourquin, le président du Sydetom 66 Fernand Roig et un aréopage d’élus locaux des Aspres et d’ailleurs, des personnels avaient répondu nombreux à l’invitation.

Inauguration officielle du Centre technique de la Communauté de communes des Aspres (Photo JLM 7447).JPG
Le préfet Hugues Bouziges, René Olive, Christian Bourquin.

Au petit tour du propriétaire, les discours officiels badins se succèderaient-ils ? Si le ton solennel était circonstanciel, il était ponctué ci et là de propos hilarants… (ça c’est pour l’ambiance !)

INAUGURATION CENTRE TECHNIQUE COMMUNAUTEE COMMUNES 109.JPG
René Olive.

Le premier orateur, René Olive relatait l’historique de la communauté depuis sa création le 1er janvier 98, mettant en exergue une logique de territoire, un esprit solidaire caractérisé. Il égrainait successivement ses champs de compétences : 2003, les déchets ménagers ; 2004, l’eau et l’assainissement, 2008, le tourisme, la petite enfance… René Olive précisait à l’assistance que cette communauté représentait à ce jour 21 communes, 21 500 habitants, dotée d’un budget de 18 millions d’euros. L’édile annonçait alors le coût de construction de ces locaux techniques, prés de 1,6 millions d’euros, financés par l’Etat à hauteur de 201 000€ à travers une dotation d‘équipement, par le conseil général par un projet structurant, par les «Aspres» à concurrence de 600 000€ sur fonds propres, le solde global emprunté. Ce centre permettrait en particulier, le lavage des camions-bennes, des bacs et leurs maintenances et de concentrer en un lieu les moyens techniques et humains.

Le local technique (Photo JLM 7447).JPG

C’est là que René Olive choisissait le ton de la confidence : « J’ai l’impression d’être coincé entre la vallée de la Têt et celle du Tech. » Pour contrecarrer la tentation exponentielle de l’Agglo Perpignan Méditerranée il évoquait aussitôt des desseins visionnaires : « Je partage l’idée avec un certain nombre d’élus communautaires qu’un rapprochement avec d’autres communautés rurales approximes pourrait être possible… Il pourrait s’entendre dans un premier temps sous la forme de convention pour certains services.»

L’idée du maire d’Elne Nicolas Garcia ferait-elle son chemin? Celle d’une fusion des communautés de communes du Sud du Pays Catalan? Christian Bourquin inscrivait son intervention sur le thème de l’exigence des services publics «Il est nécessaire d’installer un meilleur service public de proximité apporté à la population. On touche là au fondement de notre République. » Le préfet quant à lui poursuivait par une ode aux communautés de communes : «Je suis convaincu que les communes qui restent seules adoptent une posture suicidaire. Aujourd’hui, il faut jouer collectif, on le sait au pays du rugby! On ne peut pas bâtir des cohérences de développement économique sur des stratégies à court terme» ironisait-il et d‘appuyer le propos : « Ici, en Pays Catalan, subsistent des logiques géographiques et identitaires fortes de territoires.» Là, sous nos yeux, ne se joue-t-elle pas la disparition des communes rurales ces espaces d’animation et d’interface ? Auxquelles se substitueraient les communautés de communes, espace naturel de réalisation et de gestion des équipements ?

16/04/2009

Le bonheur c’est parfois aussi simple qu’un merci

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Dans la course médiatique au sensationnel, peu de place alloué pour la réalité humaine quotidienne. Les images choc d’actualité qui nous interpellent sont souvent bien affligeantes. Alors, quand un dénouement heureux survient prés de chez soi, cela ne fait-il pas chaud au cœur de l’évoquer ? Voyez !

Aujourd’hui, Jean-Marie ne se souvient de rien. En ce samedi soir, sa maman paniquée appelle les pompiers de Thuir. Son enfant est pris de convulsions provoquées par une importante crise d’épilepsie. «J’ai eu très peur. Jean-Marie était mourant, j’ai dû appeler au secours ma voisine pour m’aider à gérer » se remémore Muriel la maman. Les pompiers de Thuir sont intervenus rapidement. Ils lui ont aussitôt porté efficacement assistance, accompagnés de Stéphanie l’infirmière sapeur pompier qui perfusait. «Ce fut un très dur moment. Ils nous ont soutenues et surtout expliqué et réconfortées» évoque Muriel soulagée.

Le Samu est venu en jonction à la hauteur de la ferme école pour une prise en charge médicale jusqu’aux urgences de l’Hôpital Saint Jean. «Le lendemain tout était rentré dans l’ordre. J’ai raconté à mon fils son histoire. Je lui ai dit que nous avions bien de la chance d’habiter une ville comme Thuir où la solidarité n’est pas un vain mot ! » relate encore toute émue la maman. «Un grand merci à tout le monde ! Aux dévoués sapeurs, aux infirmiers pompiers, au maire, à ses adjoints, à mes voisins, pour leur secours et leur grand réconfort. Merci à tous ceux qui améliorent la vie de Jean-Marie par un geste de réconfort, une gentille parole, une tendre attention » salue Muriel Cros. Jean-Marie a le sourire. Son bonheur à lui c’est la vie !

L’effet papillon…

Samedi 4 avril à 18 h 30 à l’espace culturel Lambert Violet une rencontre débat a clôturé l’expo photographique «15 ans de guerre au cœur de l’Afrique» présentée par le Centre humanitaire de Perpignan.

l’ONG Centre Humanitaire de Perpignan ).jpg

Par l’intermédiaire d‘actions humanitaires réalisées par l’association Thuir-Solidarité, la capitale de l’Aspre a tissé des liens indéfectibles avec l’Afrique et en particulier avec le Sénégal. Un Sénégal miraculeusement épargné par les guerres. Ailleurs, c’est l’enfer : massacres d’innocents, mouvements massifs de population, camps de réfugiés… Les conflits armés embrasent l’Afrique nourris par des antagonismes ethnico-religieux qui cachent mal les véritables guerres économiques que se livrent les grandes puissances pour la mainmise sur les matières premières.

En République Démocratique du Congo, la région du Kivu détient entre 60 et 80 % des réserves mondiales d’un minerai, le coltan d’où est extrait le tantale servant à la fabrication de téléphones portables, caméras vidéo, ordinateurs, Play Stations etc.…de missiles, réacteurs d'avion ou satellites. Les «seigneurs locaux de la guerre» ont accumulé des fortunes pour se payer des miliciens, voire des enfants-soldats. Pour rendre «supportables» les effets de ce conflit, l’ONG Centre humanitaire de Perpignan met en œuvre, gère des projets d’assistance et de soutien au profit des populations vulnérables de l’est de la R.D du Congo et du Rwanda. En France, elle axe ses actions sur l’information, l’orientation et la sensibilisation à la solidarité internationale.

Marcelin Ridja, juriste international spécialiste en droit humanitaire, présentait samedi dernier cette ONG devant seulement 30 personnes. Il répondait sereinement aux questions relatives aux responsabilités politiques. « Une ONG humanitaire se doit d’être apolitique pour que la parole, le dialogue et cet espace de liberté puissent continuer à exister dans le but d'apporter une assistance aux victimes des conflits armés » précisait-il. Les ONG seraient-elles malgré elles la caution morale des pays occidentaux ?« Ici il est question de temps et de réflexion face à une problématique : si l’aide internationale et le soutien psychologique apportés par le secours occidental ont un effet à court et moyen terme, cet effet s’annule à long terme » évoquait Marcelin.

Les participants de cet espace de rencontre ont également été informés de la réalité actuelle qui tue et anéantie les femmes «donneuses de vie» et «l’espoir», les enfants. 50% des viols mondiaux se perpétuent en R.D.Congo et au Rwanda. 60% des enfants-soldats dans le monde grandissent en RDC. Le constat est alarmant pour cette ONG ! Elle a décidé de mobiliser, d’apostropher les consciences en sillonnant le monde rural français et particulièrement celui du Pays Catalan. Prochaine exposition à Cerbère du 17 avril au 19 avril 2009 : Devenir bénévole ?

ONG Centre Humanitaire 3 rue des Lices - 66000 - Perpignan Tél. : 00 33 (0)6 66 63 53 62 - 00 33 (0)9 54 40 81 38 Mail: coordi-siège@centrehumanitaire-rdc.org Contact terrain : 0024 39 97 09 81 33 - Site : www.centrehumanitaire-rdc.org

29/03/2009

Spect-Acteurs pour ne jamais devenir victimes

Jeudi et vendredi des élèves du collège Pierre Moreto participaient à une singulière anim’action sur les conduites addictives…

Le jeune Charles devient acteur (Photo JLM 7447).jpg

Les conduites à risques incitées par la banalisation des consommations «festives» d’alcool, de cannabis et autres substances toxiques, touchent, à la ville comme à la campagne, tous les âges, toutes les catégories sociales. Malgré tout, c’est omerta ! Le sujet demeure tabou voire éminemment sensible tant dans les familles que sur la place publique… il n’a d’échos qu’un froid silence unanime de complaisance ou d’indifférence. Cependant, ici et là, des voix vigilantes s’élèvent piquées au vif par des constats locaux sur des pratiques dites «à risques» chez certains jeunes. Ces consommations se produisent dorénavant en pleine journée sur l’espace public, souvent au su de chacun, parfois à la vue de tous…

A Thuir, il a semblé important aux partenaires du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance d’initier des actions de prévention et d’information en direction des collégiens sur les dangers de ces conduites addictives. « Un partenariat a été instauré entre le service municipal de la jeunesse et le collège Pierre Moreto pour entreprendre des actions de sensibilisation sur les comportements des ados face à l’alcool et aux drogues » indique Régis Porra responsable du PIJ et de préciser : « Nous avons organisé une initiative originale au travers d’une animation théâtre forum avec l’intervention de la compagnie girondine du théâtre Oxo.» Sur deux journées, les élèves de plusieurs classes du collège ont participé à ce théâtre interactif. Trois comédiens, sur la scène, des boîtes en bois, un public soupçonneux.

Mélissa dans la peau d'actrice (Photo JLM 7447).jpg

Quelques minutes plus tard l’ambiance est à la franche rigolade, le miroir brisé, l’atmosphère détendue. Là, intervient le talent des acteurs. Un sketch met en scène deux jeunes dans une soirée de fête. L’un boit et fume un pétard l’autre introverti et timide est réticent. Les arguments fusent « Faire comme tout le monde, décompresser, faire la fête, se lâcher, mal dans ta peau… » Puis, les enseignants sont priés de sortir. Les collégiens volontaires montent alors sur scène pour un jeu de rôles improvisé et modifient les répliques des comédiens. Le théâtre devient forum, le dialogue s’instaure sans leçon de morale. Antoine, Gaël, Remy, Mélissa, Béchir et les autres changent l’histoire du sketch avec force arguments. L’objectif est atteint ! « Les faire réfléchir sur les comportements ou les situations qui peuvent entraîner des conduites addictives : difficulté de dire non face au groupe, phénomène festif, influence du marketing, difficulté de faire face à une situation personnelle» insiste Alain le responsable de la compagnie Oxo. Au bout de deux heures, les jeunes regagnaient leur collège tout en prolongeant le débat.

06/03/2009

Si la Retirada nous était contée

Vendredi 6 mars à 18 h 30, la médiathèque municipale propose au public une rencontre débat sur le thème de la Retirada. Elle sera animée par trois auteurs : Georges Bartoli, Serge Barba et Georges Andreu. Ils évoqueront l'exode des républicains espagnols civils et combattants avec en support leurs ouvrages respectifs.

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Absorbés par le présent, inquiétés par l’avenir aux contours incertains, les temps sont peu propices aux commémorations. Pourtant, ici, en Pays Catalan, les derniers survivants de la Retirada, en silence, se souviennent. Voilà 70 ans, le 26 janvier 1939, Barcelone tombe sous l’avancée franquiste. Dés le 27 janvier 1939, après trois ans d’une guerre civile qui a meurtri toute l’Espagne, abattus, des milliers d’hères misérables, enfants, femmes, vieillards, combattants fuient les troupes franquistes. Ils franchissent à pied les Pyrénées pour se réfugier en France où rien n’est prêt pour les accueillir. Ils sont parqués dans des camps de fortune improvisés sur nos plages roussillonnaises, dans des conditions extrêmes et sordides. Mais ont-ils le choix ?

Georges Bartoli, Serge Barba et Georges Andreu.

La bigatana (Photo JLM 7447).JPG

Animé par la nécessité de témoigner, chacun a écrit un ouvrage sur la Retirada, en guise de devoir de mémoire. C’est l’histoire de Josep Bartoli, dans le camp d’Argelès, Josep Bartoli qui croque au jour le jour la vie de ses compagnons d’infortune. En contrepoint de ces dessins, le photographe Georges Bartoli, son neveu, interrogé par Laurence Garcia, nous livre son témoignage sur la dure condition des exilés espagnols jusqu’à la fin du franquisme. Josep Bartoli, après 1943, partira au Mexique où il deviendra l’ami de Frida Kahlo, avant de s’installer aux Etats-Unis où il côtoie Rothko, Pollock, Kline et De Kooning.

Serge Barba, président de FFREEE, nous livre «De la frontière aux barbelés» éd. Traboucaire. Cerbère, Banyuls, Le Perthus, Saint-Laurent-de-Cerdans, Lamanère, Prats-de-Mollo, Py, Valcebollère furent les principaux points de passage de la Retirada dans le département. Ce sont ces chemins de la Retirada que Serge Barba décrit dans cet ouvrage, un à un, sur la base des informations qu’il a patiemment recueillies. Ces deux ouvrages ont reçu l’aide de la Région Languedoc-Roussillon et du Conseil Général des Pyrénées-Orientales. L'étude de Georges Andreu «La Retirada» (éd.Don Quijote Associat) rapporte les témoignages de ces Espagnols afin que l'on n'oublie pas le proverbe : "Peuple qui oublie son histoire perd sa mémoire".

Pour la jeunesse

L'équipe de la Médiathèque municipale (Photo JLM 7447).JPG

Une table littéraire présente des livres sur cette période noire de l’Histoire. « De toutes les manifestations consacrées à la Retirada, peu font la part belle aux ouvrages destinés à la jeunesse » lâche Sylvette Gaillard responsable de la médiathèque municipale. Deux intéressantes expositions sont aussi proposées. L’une réalisée par FFREEE ; l’autre, fruit d’une collaboration entre la médiathèque et un passionné d’Histoire Raymond Perez. Enfin, l’épisode de la Retirada ne doit-il pas devenir pour l’humanité, le symbole fort contemporain de tous les exodes forcés, de tous les exils contraints ? Débats enrichissants garantis ! Vendredi 6 Mars à 18 h 30, la médiathèque municipale – Entrée libre.

22/02/2009

L’Union nationale des retraités et des personnes âgées tisse du lien social

A une époque où l’égoïsme s’affiche comme une valeur partagée, certains hurluberlus s’obstinent à filer et tisser du lien social, de la solidarité. Rencontre avec Rose-Marie Brieule, secrétaire de l’UNRPA (Union nationale des retraités et des personnes âgées).

Les revendications de l'UNRPA (Photo JLM 7447).JPG

A la ville comme à la campagne, la solitude sournoise ne rôde-t-elle pas à l’affût de la moindre proie esseulée ? La retraite conjuguée à la perte du rôle social, peut devenir claustration. Fa molt de temps ja (ça fait déjà longtemps) dans les villages du Pays Catalan, l'avi (le grand-père) i la "Padrine" (la grand-mère) étaient au cœur de la vie sociale et familiale. Els vells (les vieux) étaient entourés, choyés et respectés… Alors, même si Thuir demeure une petite ville à dimension humaine, les mœurs y ont aussi évolués ! Parfois trop «encombrants», les vieux finissent leur vie en maison de retraite. Autres temps, autre époque…

« Un homme n'est vieux que quand les regrets ont pris chez lui la place de ses rêves » se plaisait à dire l’acteur américain John Barrymore. Rose-Marie Brieule la dynamique secrétaire de la section locale de l’UNRPA n’a pas le temps de rêvasser. Elle souligne : « Au niveau social nous privilégions la proximité avec les personnes âgées souvent isolées. Pour les plus impotentes d’entres elles, nous leur rendons visite, leur offrons des goûter et leur prodiguons du réconfort ». Cette association a succédé aux Vieux Travailleurs de France créée en 1945, puis à l'Union des Vieux de France autrefois ici animée par l’Ami Emile Lassale alias «Millette»…

« L’Unrpa était à ses origines exclusivement revendicative. Peut-être un peu trop politisé, ce mouvement était entrain de mourir à petit feu à cause de ses idées trop sectaires » analyse avec lucidité la secrétaire. La section locale forte de 70 adhérents, a pourtant conservé un côté revendicatif sous l’impulsion de son président Claude Vaillant : défense du pouvoir d’achat des personnes âgées, revalorisation des retraites, défense des services publics de proximité, accès aux soins, aide aux personnes dont l’âge avancé se double souvent d’un handicap physique ou de la maladie d’Alzheimer.

Rose-Marie Brieule (Photo JLM 7447).JPG

« Je trouve beaucoup de réconfort au sein de cette association étant moi-même handicapée » déclare émue Rose-Marie. L’association organise aussi des rendez-vous ludiques. Pour Noël, loto et concert choral avec Le Chœur de l’Aspre, des lotos, des repas dansants, des sorties cinéma, des voyages.

Jeudi 19 février à 12 h, à la salle Jeantet Violet, les adhérents de l’Unrpa se réunissent pour un repas convivial autour du thème du carnaval ! Comme ils ont su entretenir leur âme d’enfant et un sens aigu de la dérision, tous les convives sont invités à venir déguisés ! Participation 12 €. Inscription dés mardi 17 février. Renseignements : 04 68 53 57 99.

08/02/2009

Le retour !

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Un soir ordinaire de décembre, entre deux fiévreux réveillons, sans crier garde, sans signe avant-coureur, sans daigner m'adresser un ultime mail posthume, mon fidèle ordinateur s'en est allé... au paradis des objets qui-ne-servent-plus-à-rien, à la déchetterie, emportant avec lui la mémoire de notre longue et fructueuse complicité. Qui était le maître ? Qui était l’élève ? C'est que l'on s'y attache, ma brave Dame ! Combien d'heures d'intimité passées à se regarder dans le blanc de l'œil ? Sniff ! Sniff…

Il est parti me laissant hébêté, orphelin, sans voix, sans plume... Au pain sec et à l'eau en quelque sorte! Cette adversité me jetait en pleine figure la conscience de ma propre mortalité ! Dans un monde virtuel, comment se soucier d'une échéance de vie ? Alors, pour me consoler, je me suis résolu à me rendre dans un palais de la consommation où-tout-s’achète-et-tout-se-vend pour adopter un jeune et vierge nouvel ordinateur… A peine en service, V’lan : la tempête ! Cloué, le bec du jeune jouvenceau ! Après moultes fastidieuses interventions, le voilà à nouveau dispo ! Vous ne pouvez pas savoir combien vous me manquiez !

24/12/2008

Des éoliennes dans les Aspres : un vent de révolte

Photo_eolienne_2.jpgLes Aspres sauvageonnes, à l’environnement exceptionnellement préservé, auront-elles droit à leurs éoliennes ? Tout un chacun s’accorde à magnifier les bienfaits des éoliennes à condition… qu’elles ne soient pas implantées prés de chez soi !

 

 

Mercredi 17 décembre 18 h à la MJC se tenait le Conseil communautaire de la communauté de communes des Aspres, retranché dans un prudent huis clos de préséance. A l’ordre du jour ? Le dossier sensible de la ZDE (Zone de Développement Eolien). Depuis l'étude réalisée par OCEA Ingénierie pour huit zones retenues, persiste un seul projet. Dans le hall, une cinquantaine de militants remontés du Collectif «Le Vent tourne» piaffait d’impatience avant d’assister à 18 h 30 à la séance publique.

 

Pro et anti éoliens s’affrontent

Les militants du Collectif Le Vent tourne (Photo JLM 7447).jpg

Début de session, le président René Olive s'est félicité : « Contraitement à des Communautés de Communes qui ne tiennent aucun compte des avis émis par les communes qui les composent, notre démarche démocratique a été exemplaire ». Il a encensé la méthodologie adoptée : concertations avec les habitants, les associations environnementales, les chasseurs, les agriculteurs, suivies par cinq réunions publiques d’information. Puis, René Olive a invité aux débats l’assemblée des élus.

 

René Olive et Jean-Claude Péralba (Photo JLM 7447).jpg

Le maire de Villemolaque, Jean-Claude Peralba, en cohérence avec sa logique anti-THT s’est exprimé en premier.  « J’adhère à la démarche écolo-économique, j’ai adhéré à tous les aspects du dossier. Le problème des éoliennes c’est leur impact paysager. Je m’abstiendrai sur le dossier ».

 

Alors est intervu Eric Brisse, l’édile de Terrats. « Durant les Municipales il était prudent de ne pas parler des éoliennes. À Terrats, nous nous sommes exprimés contre leur implantation sur notre commune. Et voilà que se profile le projet d’une installation en surplomb du village sur le territoire de Fourques », a-t-il dénoncé.

 

Jean-Luc Pujol Maire de fourques (Photo JLM 7447).jpg

Jean-Luc Pujol maire de Fourques, favorable au projet s’est inquièté : « Qu’adviendra-t-il si on ne trouve pas de nouvelles ressources pour faire vivre nos villages? ».  Il a plaidé en faveur de l’installation des éoliennes sur une zone de 164 ha sur les piémonts des Aspres, opposant les desseins lucratifs de fermes éoliennes de d’Agglomération au désert des Aspres avec un lapidaire : « Les éoliennes ou la pauvreté ! »

 

Alphonse Puig, Maire de Ste Colombe a réagit : « Les revenus escomptés, ce sont des queues de cerises ! Les petites communes qui entourent Fourques ont une lourde responsabilité. » La jeune maire de Tordères Maya Lesné est lors montée au créneau : « Le choix du maintien de cette zone s'est décidée mercredi 10 décembre, à Fourques, au cours d'une réunion du bureau d'étude, Ocea Ingenierie, de Jean-Luc Pujol maire de Fourques et de Roland Nourry, vice-président chargé du dossier ZDE, sans que le maire de Terrats, ne puisse s’exprimer sur le choix de la zone. C’est gravissime pour la démocratie. Ne parlons même pas des autres maires de communes impactées, telles que Ste-Colombe, Montauriol, Caixas, Tordères, Passa ou Llauro auxquels on ne demande jamais leur avis » s’est-elle insurgée.

 

Quid, du conseiller national des Verts, Franck Huette, élu de Thuir ? En échos à ces débats, éminemment écolos, il a opposé le mutisme. Enfin, à la demande de 18 délégués, le Conseil a voté à bulletins secrets. Résultats sur 54 votants : 32 délégués sont favorables au projet ; 18 sont contre et 5 s'abstiennent pour un total de 55 suffrages exprimés. La ZDE sera donc déposée en Préfecture. Le Collectif «Le Vent tourne» a juré de réagir au sortir de la réunion. Il pourrait s’exprimer ces prochains jours.

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