Thuir

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07/02/2009

S’attacher à rester tous ensembles soudés malgré les différences

Moment privilégié pour les édiles et leurs concitoyens, la cérémonie des vœux permet de se retrouver une fois par an pour balayer projets futurs et réalisations passées, revoir des amis ou des membres d'associations… René Olive (Photo JLM 7447).JPGDans la très vénérable salle Jeantet Violet à l’assistance bien garnie, accompagné de son Conseil municipal, d’élus de la Communauté de communes, René Olive Maire de Thuir avait choisi un début de semaine pour présenter ses vœux à la population. René Olive débutait son discours par le mot qui revient sur toutes les lèvres des élus départementaux lors de ces cérémonies de vœux: La crise ! La plupart du temps et pour ne pas apeurer le citoyen lambda, n’est-elle pas présentée comme conjoncturelle et passagère ? Ce mot fourre-tout exprime pêle-mêle de nombreuses craintes face aux grands bouleversements socio-économiques, aux déréglementations, à la dégradation de l’environnement, à la mondialisation, aux délocalisations… prémices d’une mutation de civilisation sans précédent ? Ainsi, le premier magistrat de Thuir positionnait la crise comme conjoncturelle, liée pour l’essentiel à la politique actuelle du gouvernement. Il débutait ses propos par une diatribe, stigmatisant la décentralisation et la politique de désengagement de l’Etat : »Chômage, licenciements, crise… Qui dit crise implique des investissements à la baisse et une économie au ralenti. L’Etat doit 74 millions d’€uros pour le social au Conseil Général des Pyrénées Orientales.» A la crise mondiale, il opposait la solidarité des territoires: La Région, le Département, les Aspres. «En France, les collectivités locales assurent 75% de l’investissement public. Elles ont un rôle important par temps de crise ! » Insistait-il. Puis, l’édile se lançait dans une longue litanie sur les bienfaits du rassemblement au sein de la Communauté de Commune : »Je suis intimement persuadé que nous sommes l’une des communautés qui fonctionne le mieux du Département grâce à notre politique de mutualisation.» Appuyait-il. L'assistance fournie (Photo JLM 7447).JPG

Pas d’augmentation d’impôts

René Olive comparait Thuir avec les villes de la même strate… Il annonçait un taux d’endettement de 10,49 soit 487€ par habitant. Le Maire se félicitait : «Nous avons le taux le plus bas du Département, hormis Cabestany. En ces temps difficiles il aurait été indécent de présurer le citoyen. Nous n’augmenterons pas les impôts en 2009. » Quelles solutions apporte-t-il pour faire face ? Le recadrage dans certains secteurs économiques : énergies, eau (Nouvelle dépense depuis le 1er Janvier 2009). René Olive égrainait alors les projets en cours : Le PLU (Plan Local d'Urbanisme) devrait sortir dans 6 mois… Opération immobilière de 8 hectares aux Espassoles, zone commerciale, projet d’hôtel, achat de terrains pour les constructions des nouvelles casernes de gendarmerie et des pompiers…suspendu ; constructions collectives et pavillonnaires HLM chemin de Salaou, les travaux du Conseil Général au Collège (jusqu’alors propriété municipale), la construction de la nouvelle Maison de retraite, l’implantation d’un pôle médical, construction de la première tranche de la salle de spectacle, l’amélioration du Centre de loisirs, les aménagements du centre-ville, les travaux de réfection du toit de l’église… Malgré ces temps de crise, le Maire assurait la population du maintient des animations si importantes pour la fréquentation de la ville, si attractives pour le dynamisme du commerce local ! Là, il appelait au civisme de la population tant au niveau de la propreté que de la sécurité. René Olive assurait de son soutien les dirigeants de l’UST pour les festivités de son centenaire et ceux du Handball pour ses fêtes des 40 ans. Le Maire concluait son discours en remerciant tous les acteurs qui ont contribué à l’embellissement de la Ville pour ponctuer par ses vœux : « Même si les temps sont difficiles il ne faut pas désespérer, il faut s’accrocher, s’attacher à rester tous ensembles soudés malgré les différences pour demeurer, demain, plus forts. Que 2009 vous procure la paix et que la Fraternité inscrite dans la trilogie républicaine soit plus que jamais une réalité ! » Aussitôt, l’assistance se précipitait vers le copieux buffet dînatoire

19/11/2008

Elections au Parti Socialiste : mode d'emploi

120px-Logo_parti_socialiste_france_svg.pngLa Section des Aspres du Parti Socialiste appelle ses militants à participer au premier tour de l'élection du premier secrétaire du PS  mettant en lice : Benoît Hamon, Martine Aubry, Ségolène Royal, Jeudi 20 Novembre de 17h à 22 h à la M.J.C. Pour le cas où aucun candidat ne recueillerait la majorité absolue des suffrages exprimés, un second tour serait organisé vendredi 21 novembre 2008 de 17h à 22h.

 

Simultanément, ce Jeudi, les militants devront s’exprimer pour la désignation du 1er Secrétaire Fédéral : seul candidat  Jacques Cresta et celle du secrétaire de section parmi trois candidats : Hubert Boucris, Jean-René Casals, Floris Janssens. Au préalable de 18 h à 18h30, ces 3 candidats présenteront en 10mn, candidature et motivations qui les ont conduits à briguer le poste de Secrétaire de la section des Aspres.

29/10/2008

Démission de l’adjointe apparentée PCF : la crise ?

Quelques mois après les Municipales, l'apparentée Parti Communiste Monique Decriau, en charge de la vie des quartiers, a démissionné de ses fonctions d’adjoint suite à « une série de désaccords avec le maire ».

Monique Decriau (Photo JLM 7447).jpg

Datée du 1 Octobre, Monique Decriau adressait au Maire René Olive, sa lettre de démission « pour des raisons personnelles » mais « abondamment inspirée par une série de désaccords profonds apparus avec le Maire », reprend la principale intéressée. En fait, les tensions sont apparues dès après l'élection municipale du 7 mars 2008. « Vous m’avez attribué la vie des quartiers, j’ai pris à cœur le travail que vous m’avez confié », relate l’ex-adjointe. Elle énumère les différentes actions et rencontres qu’elle a mené avec les partenaires sociaux, les associations, les populations HLM… « J’ai élaboré ensuite avec la commission de la vie des quartiers, élus et thuirinois, un questionnaire afin que la population s’exprime et que des réunions soient organisées pour créer des Comités de quartier à démocratie participative. Ce questionnaire a été discuté, modifié puis validé par vous-même », rappelle Monique Decriau.

Mais plus loin le ton semble se durcir : « Votre fonctionnement à virevoltes permanentes, le refus de vous trouver en réunion en ma présence et les seuls arguments qui ne sont que de la grossièreté, ne me permettent pas d’entreprendre un travail crédible vis-à-vis des thuirinois.  C’est pourquoi, je vous présente ma démission du Conseil Municipal, ce jour, le 1 Octobre. Je regrette d’en arriver à cette décision, la création de comités de quartier à démocratie participative me semblait importante pour l’amélioration de la qualité de vie des citoyens », conclut la démissionnaire. Joint, René Olive a pris le parti de rester muet. Il n’a pas tenu à réagir à cette lettre de démission ni sur le fonds ni sur la forme. « C’est lui-même qui a envoyé la missive à Monsieur le Préfet » dixit l’adjointe à la Culture.

Par la voix de Marcelle Vdovitchenko, la Cellule du PCF s’interroge

Depuis, cet apparent conflit de personnes a pris une tournure politique. « Une gestion démocratique et participative est-elle possible dans la Municipalité de Gauche de Thuir ? » s’interroge La Cellule du PCF et d’analyser : « C’est en ce sens que nous avions présenté des candidats sur la liste de rené Olive. Notre élue Monique Decriau, adjointe, en charge au sein du conseil Municipal de mettre en place la démocratie participative en direction des citoyens de notre ville, a dû démissionner. »

C’est alors que le propos devient acide : « Monsieur le Maire, il faut le dire, marquait son désaccord politique avec cette élue par un comportement autoritaire, grossier, allant jusqu’à nier sa présence et stopper le travail entrepris. Notre élue ne pouvait plus dans ces conditions assurer le mandat qui lui avait été confié.» Est-ce la fin de l’idylle entre le PCF local et le Maire socialiste René Olive ? « Nous constatons que le Maire n’a laissé aucune alternative à notre amie. Elle ne pouvait que se soumettre ou se démettre. » Et d’enfoncer le clou sans retenue : « Nous déplorons qu’un élu socialiste (Maire, conseiller Général) agisse de telle sorte. Avoir une approche plurielle d’une gestion municipale ne peut se faire que dans le respect mutuel. » Pourrait-on imaginer René Olive rester impassible, sans réactions ? A suivre…