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26/06/2009

Un Sanseverino sinon rien !

Rares sont les artistes reconnus qui fréquentent les établissements scolaires. Pourtant le collège Pierre Moreto accueillait hier le célèbre Sanseverino parrain 2009 de la campagne «Pas d’Ecole, pas d’Avenir» !

Un Sanseverino sinon rien (Photo JLM 7447).JPG

Le principal du collège Pierre Moreto François Ségurel, les professeurs, ont mené un projet pédagogique artistique avec en point d’orgue la venue du chanteur Sanseverino. « Une rencontre avec un artiste de renom c’est quelque chose qui relève de l’imaginaire. Là l’imaginaire prend de la réalité » s’épanche le principal. C’est Agnés Blanquier secrétaire qui est à l’origine de la venue de Sanseverino. Déjeuner à la cantine parmi les potaches, il gagne le patio du collège. A l’ombre d’un tilleul, une heure durant, 50 élèves échangent avec le fantaisiste sans chichis sur des sujets divers : lecture, piratages, Star Academy, parcours de vie.

Rencontre avec les collégiens (Photo JLM 7447).JPG

Mais pourquoi un tel engouement ?

L’artiste s’est engagé en faveur de l'éducation pour tous en soutenant la campagne «Pas d'Ecole, pas d'Avenir !» menée par la Ligue de l'Enseignement. « Il faut soutenir l'école laïque sur le plan national et international», insiste Sanseverino et de persévérer : « Avec les menaces qui planent sur l’école publique, c’est la République même qui me semble menacée! D‘ici peu le triptyque Liberté Egalité Fraternité sur les frontons des écoles pourrait disparaître!» s’exclame le saltimbanque. « A partir du moment où certains ont plus de droits que d’autres, sommes-nous encore en République ?» balance-t-il.

Sanseverino (Photo JLM 7447).JPG

Qui est-il donc Sanseverino ?

Un zeste de tango argentin, une once de sonorités manouches, quelques épures flamencas, une pincée de touches jazzy…c’est Sanseverino! Un artiste accompli, une présence à l’élégance sensuelle doublée d‘un agitateur de consciences. Un musicien nourrit par Django Reinhardt doublé d‘un poète à la plume originale et décalée inspirée par la banalité du quotidien sur des accents de Boris Vian à la façon déjantée de Bobby Lapointe. Né dans une famille d’immigrés napolitains, à la faveur du métier de papetier exercé par son père, Sanseverino parcourt le monde. De 3 à 16 ans, il découvre la Nouvelle-Zélande, le Mexique…En passant par les Carpates, il s'éprend de la musique tzigane. Depuis il ne cesse de gratter à la guitare des swings tziganes. Ces pérégrinations lui ont donné son goût prononcé pour la vie nomade qui transparaît dans ses musiques.

Un concert improvisé

Les enfants chantent (Photo JLM 7447).JPG

Dans la cour, la Ville a installé une scène sonorisée gracieusement par Redstart. L’ensemble vocal du collège entonne des œuvres du chanteur : Mal ô mains; La cigarette. Sanseverino est ému aux larmes. Soudain, le désir de chanter est trop fort. Il bondit sur scène pour un concert improvisé ponctué par un tonnerre d’applaudissements. Une belle journée de sensibilisation des enfants au défi de l'éducation pour tous. Merci Monsieur Sanseverino !

Le'artsite dans le public (Photo JLM 7447).JPG
Un beau concert improvisé (Photo JLM 7447).JPG

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