Thuir

Toute l'actualité de la commune



 

29/03/2009

Spect-Acteurs pour ne jamais devenir victimes

Jeudi et vendredi des élèves du collège Pierre Moreto participaient à une singulière anim’action sur les conduites addictives…

Le jeune Charles devient acteur (Photo JLM 7447).jpg

Les conduites à risques incitées par la banalisation des consommations «festives» d’alcool, de cannabis et autres substances toxiques, touchent, à la ville comme à la campagne, tous les âges, toutes les catégories sociales. Malgré tout, c’est omerta ! Le sujet demeure tabou voire éminemment sensible tant dans les familles que sur la place publique… il n’a d’échos qu’un froid silence unanime de complaisance ou d’indifférence. Cependant, ici et là, des voix vigilantes s’élèvent piquées au vif par des constats locaux sur des pratiques dites «à risques» chez certains jeunes. Ces consommations se produisent dorénavant en pleine journée sur l’espace public, souvent au su de chacun, parfois à la vue de tous…

A Thuir, il a semblé important aux partenaires du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance d’initier des actions de prévention et d’information en direction des collégiens sur les dangers de ces conduites addictives. « Un partenariat a été instauré entre le service municipal de la jeunesse et le collège Pierre Moreto pour entreprendre des actions de sensibilisation sur les comportements des ados face à l’alcool et aux drogues » indique Régis Porra responsable du PIJ et de préciser : « Nous avons organisé une initiative originale au travers d’une animation théâtre forum avec l’intervention de la compagnie girondine du théâtre Oxo.» Sur deux journées, les élèves de plusieurs classes du collège ont participé à ce théâtre interactif. Trois comédiens, sur la scène, des boîtes en bois, un public soupçonneux.

Mélissa dans la peau d'actrice (Photo JLM 7447).jpg

Quelques minutes plus tard l’ambiance est à la franche rigolade, le miroir brisé, l’atmosphère détendue. Là, intervient le talent des acteurs. Un sketch met en scène deux jeunes dans une soirée de fête. L’un boit et fume un pétard l’autre introverti et timide est réticent. Les arguments fusent « Faire comme tout le monde, décompresser, faire la fête, se lâcher, mal dans ta peau… » Puis, les enseignants sont priés de sortir. Les collégiens volontaires montent alors sur scène pour un jeu de rôles improvisé et modifient les répliques des comédiens. Le théâtre devient forum, le dialogue s’instaure sans leçon de morale. Antoine, Gaël, Remy, Mélissa, Béchir et les autres changent l’histoire du sketch avec force arguments. L’objectif est atteint ! « Les faire réfléchir sur les comportements ou les situations qui peuvent entraîner des conduites addictives : difficulté de dire non face au groupe, phénomène festif, influence du marketing, difficulté de faire face à une situation personnelle» insiste Alain le responsable de la compagnie Oxo. Au bout de deux heures, les jeunes regagnaient leur collège tout en prolongeant le débat.

L’inaccessible rêve

L’association Les Amis d’Alain Marinaro et la Ville de Thuir ont offert un concert d’exception d’une heure musicale dimanche dernier… Rêve d’Espagne.

Gilles Marinaro, Xavier et Nicolas Seigle (Photo JLM 7447).JPG

Magnifique ! Flamboyant d’émotions ! Ce spectacle interprété en hommage à Alain Marinaro, devant prés de 400 spectateurs émoustillés. Explosif, avant gardiste, frais et spectaculaire, le flamenco de Gilles Marinaro ! Rythmes, puissance du zapateado et résonnance des palos ont exprimé la dualité : mano à mano envoûtant entre douleur et joie ; vie et mort ; humain et divin… Là n’était pas la gageure ! Gilles a jeté des passerelles entre le flamenco et la musique classique. Qui aurait osé chorégraphier en danses espagnoles Trois suite pour violoncelle de Gaspard Cassado ? Ou La Fantasia Baetica et La Danse du Meunier de Manuel Falla ? C’était là, le rêve commun de deux frères Alain et Gilles…

Gilles danseur flamenco (Photo JLM 7447).jpg

La présence d’Alain Marinaro

Premier prix de piano au Conservatoire de Perpignan puis au Conservatoire National Supérieur de Paris, la tragique disparition d’Alain, le 30 Avril 2001 à l‘âge de 23 ans, a mis un terme prématuré à sa prometteuse carrière internationale de concertiste. Qui a osé oublier Alain, parmi ceux qui l’ont côtoyé ? Qui était-il donc ? Obsédé par le désir de donner un sens profond à sa vie, ce véritable héros romantique des temps modernes avait fait sienne cette maxime Vivre, c‘est Aimer...D’une infinie générosité doublée d’une extrême sensibilité, son regard intense semblait inviter à des bonheurs inaccessibles...qu’il pouvait éveiller aux premiers accords de piano. Dimanche, Alain était là, au concert, à travers le rêve accompli par son frère!

Rêve d’Espagne

Gilles Marinaro et Le jeune violoncelliste Nicolas Seigle (Photo Jean-Luc Modat).jpg

Prenez un pianiste virtuose, (Xavier Seigle), un talentueux violoncelliste classique (Nicolas Seigle) et un fougueux danseur flamenco (Gilles Marinaro)... Vous obtenez Rêve d’Espagne, formidable trio distillant un cocktail espagnol inspiré. D’abord, Xavier Seigle interprétait divinement au piano Soirée dans Grenade de Debussy. Puis Nicolas Seigle intervenait pour Trois suites pour violoncelle du compositeur catalan Gaspard Cassado chorégraphiées en flamenco et sardanes par Gilles Marinaro sur des inspirations de danses contemporaines. «Je me suis laissé porter par ces musiques pour créer des chorégraphies en résonnance avec mon ressenti.» Evoque le danseur qui a su explorer de nouvelles voies de fusion entre flamenco et musique classique…Cela paraît aisé mais seul un musicien classique de sa trempe pouvait relever ce fabuleux défi. Le public émoustillé a réservé à ce trio une splendide ovation ! Prochaine Heure Musicale d'Alain Marinaro Dimanche 29Mars à 21h00 à Toulouges, Centre Culturel - Récital de chant d'Ulrike Van Cotthem, soprano accompagnée au piano par Delphine Pugliese

15/03/2009

Une heure de musique et de danse pour Alain Marinaro

Dimanche 15 mars, à 17 heures, salle Jeantet-Violet la ville de Thuir offre un exceptionnel concert intitulé Rêve d'Espagne en hommage à Alain Marinaro.

Alain Marinaro.jpg

En bordures du Tech, un ancien moulin à farine, havre de paix, Il est là, dans la demeure familiale, toujours présent. Entretenu par l‘amour immodéré pour la musique, le souffle de son souvenir caresse à jamais la famille Marinaro...Qui a osé oublier Alain Marinaro, parmi ceux qui l’ont côtoyé ? Qui était-il donc ? Obsédé par le désir de donner un sens profond à sa vie, cet authentique héros romantique des temps modernes avait fait sienne cette maxime : Vivre, c‘est Aimer... D’une infinie générosité doublée d’une sensibilité à fleur de peau, son intense regard semblait inviter à des bonheurs inaccessibles... qu’il pouvait éveiller aux premiers accords de piano. Qui de l’artiste, qui de l’homme, aspirait à l’absolu ? «Une sorte d’amour à l’égard des personnes en difficulté. Il avait l’intuition de ce qu’il devait leur dire ; son âme savait leur parler et mettre en valeur ce que chacun a d’authentique et de plus précieux en lui... » Se remémore, encore ému Jean-Yves, son papa. Premier prix de piano au Conservatoire de Perpignan puis au Conservatoire National Supérieur de Paris, sa tragique disparition, le 30 avril 2001 à l‘âge de 23 ans, a prématurément achevé sa prometteuse et brillante carrière internationale de concertiste, chambriste ou soliste.

Les amis d’Alain Marinaro

Rêve d'Espagne avec Nicolas Seigle, violoncelle, Xavier Seigle, piano, et Gilles Marinaro, danseur flamenco.jpg

En juin 2002, la famille et quelques amis créaient une association. Ils aspirent à diffuser le message humaniste d’Alain: Donner aux autres, émotions, Amitié, Amour… C'est ce message que l'Association des Amis d'Alain Marinaro poursuit en promouvant de jeunes musiciens de très haut niveau qui offrent des concerts populaires de musique de très haute qualité en des lieux où la culture musicale reste encore à développer. L’Heure musicale pour rêve d'Espagne C’est la rencontre de trois artistes autour d’un répertoire espagnol. Le jeune violoncelliste Nicolas Seigle se consacre à une carrière internationale de concertiste. Son père, Xavier Seigle, se produit divinement au piano. Gilles Marinaro, lui, a effectué des études musicales au Conservatoire de Musique et de Danse de Perpignan, puis est entré à dix ans en classe de danses traditionnelles attiré par les danses catalanes et espagnoles. Depuis, il mène de front profession de juriste et passion pour le flamenco avec les plus grands chorégraphes. «Un jour Alain m’a demandé de lui montrer ce que je faisais… J’ai effectué quelques pas d’une danse classique espagnole sur La Boda de Luis Alonso … Les yeux écarquillés, Alain s’est exclamé il faut réaliser quelque chose ensemble ! Je retranscrirai au piano la Boda et toi tu danseras.» Hélas ce rêve n’a pu se réaliser. Mais c’est sans compter sur le destin ! Quelques années plus tard, lors d’un concert, Gilles et le pianiste Xavier Seigle se rencontrent… Ils conjuguent ensemble leurs talents pour mettre en musique et en mouvement ce fabuleux spectacle Rêve d’Espagne… Ce soir Gilles danse pour Alain !

Gilles et Jean-Yves Marinaro (Photo JLM 7447).jpg

Concert offert par la ville de Thuir, dimanche 15 mars à 17 heures salle Jeantet-Violet. Entrée libre.

14/03/2009

Les animations de printemps

Le Printemps, c’est une explosion de couleurs, c’est aussi à Thuir un foisonnement d’animations pour les petits et les grands ! On ne s’ennuie pas dans la capitale de l’Aspre, il y fait bon vivre ! Pas le temps de musarder… c’est une vraie merveille de déambuler dans Thuir pour capter les secrets et l'ambiance de ce village. Découvrir, humer, échanger, déguster, la culture ça se vit au quotidien... Un programme varié : Expo, concerts, animations, spectacles… A vos agendas !

Le Printemps est arrivé (Photo JLM 7447).jpg

Jusqu’au 20 mars Printemps des Poètes : Exposition à la Médiathèque. Entrée libre. Affiches cinéma humoristique - Contact : 04 68 53 39 49 + 20 mars à 20 h 30 Café poétique Le Rire à l’espace culturel Lambert-Violet.

Jusqu’au 29 mars : exposition l’Art au Printemps sur le thème « La tradition catalane » à l’espace culturel Lambert-Violet. Entrée libre. Contact : 04 68 84 67 87. Samedi 21 mars à 20 h 30 à la MJC concert de la Chanterie au profit de Retina France. Contact : 04 68 53 36 20

Du 21 au 29 mars exposition consacrée à Jean-Luc Cornily au Musée Arts et Traditions Populaires de 15 heures à 18 heures. Entrée libre. Contact : tél. 04 68 84 67 87

Dimanche 22 mars : vide grenier de l’UST au stage Eugène-Ribère. Contacts et inscriptions auprès de Christian Ricaud tél. 04 68 53 57 79 mardi et jeudi de 18 heures à 20 heures.

Vendredi 27 mars, à 18 heures, traditions météorologiques en Catalogne à la Médiathèque : par Adrienne Cazeilles. Entrée libre Contact : tél. 04 68 53 39 49

Mercredi 1er avril Racontine à 16 heures à la Médiathèque. Entrée libre. Contact : tél. 04 68 53 39 49

Du 2 au 4 avril Exposition 15 ans de guerre au cœur de l’Afrique avec l’ONG Est RDC et l’OMCA. De 10h à 12h et 14h30 à 19h à l’espace culturel Lambert-Violet. Entrée libre. Discussion-débat, suivi du verre de l’amitié le samedi 4 avril à 18 h 30. Contact : tél. 04 68 84 67 87

Du 4 au 12 avril, exposition Nicole Barnole de 15 heures à 18 heures au Musée Arts et Traditions Populaires. Entrée libre. Contact : tél. 04 68 84 67 87

Samedi 11 avril Soirée repas-spectacle Vive la Belgique, à 19 h 30, salle Jeantet-Violet. Entrée 15€, uniquement sur réservation au 06 61 47 62 14. Moules-frites et bière belge, musique, sketches et concours des meilleures blagues belges sur les Français. Soirée organisée par le Théâtre de l’Hemione.

Mardi 14 avril Volta de l’Aspre organisée par l’Association Groupement Sardaniste de l’Aspre. Contact : tél. 04 68 53 56 65

Du 18 au 26 avril, expositions Myriam Lazar et J.-L. Abelanet, peintures et sculptures, de 15 heures à 18 heures au Musée Arts et Traditions Populaires. Entrée libre. Organisée par les Cimaises Ephémères. Tél. 04 68 84 67 87

Samedi 18 avril Feria d’avril à 20 heures à la salle Jeantet-Violet. Entrée 12€ et 5€ de 7 à 12 ans Renseignements et réservation souhaitée au 04 68 53 49 19 Feria d’avril organisée par l’association La Macarena : grande fête de Sevillanas, accompagnée d’un apéritif dînatoire avec paella, sangria et dessert. .

Du 20 au 25 avril fête de la Sant Jordi à la Médiathèque. Entrée libre. Renseignements au 04 68 53 39 49 et Jeudi 23 avril Els Nins de Tuïr animation pour jeune public Du 20 au 25 avril à la Médiathèque. Entrée libre aux horaires de la Médiathèque Exposition sur la Sant Jordi. Renseignements au 04 68 53 39 49

Du 20 avril au 9 juin au Celler. Renseignements 04 68 53 11 65. Entrée libre du lundi au samedi de 10 heures à 12 heures et de 15 heures à 18 heures Exposition organisée par Thuir Solidarité La Fête des Mères.

Samedi 25 avril à 21 heures, salle Jeantet-Violet. Entrée 5 € et 2,50 € (- 18 ans). L’association L’Art Scèn’ propose son nouveau spectacle musical chorégraphié et mis en scène, avec chanson française et variété internationale. Renseignements au 04 68 53 08 74.
Pour tous renseignements office municipal de la culture : tél. 04 68 84 67 87.

Tennis : tournoi Jeunes de la ville de Thuir

Du 14 au 29 mars se déroule le 10e tournoi jeune de tennis de la Ville de Thuir. Il accueillera des jeunes classés et non classés de 6 ans à 18 ans sur 4 court en surface dure dont 3 éclairés tous les jours de 17 h à 21 h.

Jean-Claude Wetzel et Michèle Deviu (Photo JLM 7447).jpg

Jean-Claude Wetzel et Michèle Deviu.

Petit à petit, ce tournoi Jeunes de la ville de Thuir, s’est fait une place au sein des rendez-vous incontournables pour les jeunes tennismen du Pays Catalan. Cette année encore ce tournoi devrait réunir environ 155 compétiteurs et compétitrices engagés. « De très nombreux partenaires locaux soutiennent ce tournoi. L’inamovible Alain Foucher aura à nouveau en charge l’arbitrage des rencontres» précise le président Jean-Claude Wetzel et de poursuivre : « Il est encore possible de s’inscrire jusqu’au 13 mars. Il suffit pour cela de téléphoner au siège pour communiquer ses coordonnées. » Aux antipodes de l’image élitiste véhiculée par ce sport, le Tennis Club de Thuir présidé par Jean-Claude Wetzel s’est toujours attaché à développer auprès des jeunes, une politique de sport éducatif et de sport plaisir sans pression de compétition…« Sur la quinzaine de tournois organisés dans le département, le notre se place parmi les 3 premiers. Dotation de nombreux lots et convivialité ont fait depuis longtemps sa réputation. Je croise les doigts pour que le temps soit clément! » conjure le président. Par le passé, rares ont été les jeunes thuirinois à avoir brillé lors de ce rendez-vous. Qu’en sera-t-il cette année ?

Sylvie Piau l'entraîneur de Club (Photo JLM 7447).jpg
Sylvie Piau l'entraîneur.

« Parmi les 120 jeunes de l’école de tennis, nous misons nos espoirs sur Thomas Bargues, Romain Wisniewski, Tom Mousnier-lompré et chez les filles, sur Marie Panevière » révèle Sylvie Piau l’entraîneur du club. Par ailleurs, le public pourra apprécier le coquet club house. Pendant ce tournoi, un plateau pour les plus jeunes 6, 7 et 8 ans est aussi organisé. « Sa vocation est essentiellement ludique et permet de développer le goût et l'esprit du tennis. Il sera organisé le 28 ou le 29 mars en fonction du temps » indique-t-elle.

L'espoir féminin du Club Marie Panevière (Photo JLM 7447).jpg
Marie Panevière espoir du Club.

La nouveauté cette année c’est une animation programmée samedi 28 mars à 14 heures sur les courts du tennis club de Thuir : « Elle est organisée par Prince notre principal partenaire tournoi. Les jeunes pourront gagner de petits cadeaux. » Les finales les finales débuteront dimanche 29 mars vers 15 h. Le public pourra assister à des matches d'excellente facture, acharnés et disputés dans un bon état d'esprit. Elles seront suivies de la remise des prix et le tout clôturé par le verre de l'amitié. A vos raquettes !

Contacts : 04 68 53 06 93 et 06 08 57 47 45

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Espoir féminin du Club Marie Panevière (Photo JLM 7447).jpgCOURSES PASCUAL SOLER BILLARD 122.JPG

Chronique des gens d’ici

Xavier Cugat a troqué son métier d’hydromécanicien pour se convertir avec son épouse dans la transformation et la vente de bois de chauffage. Rencontre…

Xavier Cugat le bûcheron éco-citoyen (Photo JLM 7447).jpg

À quelques encablures de Thuir, au lieu-dit Mas de Bellevista du village de Camélas, Xavier Cugat a créé voilà plus de 10 ans son entreprise de transformation et de vente de bois de chauffage. Ce self-man-made est né dans une famille d’agriculteurs immigrés de Catalogne Sud, installée à Millas. La quarantaine mature et énergique, si le bois le fait vivre, il ne l’utilise pas pour autant dans son langage ! Après avoir parcouru le monde, cet hydromécanicien revient au pays : « De retour en France, un poste de chef d’atelier en construction métallique m’est proposé, juste à peine plus rémunéré que le Smic. J’ai alors ironisé qu’en m’équipant d’une tronçonneuse je gagnerais plus en coupant du bois. » Savait-il que derrière cette petite fanfaronnade se cachait son défi ? Après une formation en alternance au Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole de Rivesaltes, Xavier Cugat s’installe.

Nos emplettes sont nos emplois.

La machine mise au point par Xavier Cugat (Photo JLM 7447).jpg

Quelques années plus tard, Xavier a le sourire quand il évoque son dur métier, mais ne cache pas qu’il n’a pas choisi le plus reposant. Qui pourrait se douter qu’il lui ait fallu vendre sa moto pour monter son affaire ? Aujourd’hui, il est à la tête de l’une des plus florissantes entreprises avec en moyenne 7 à 9000 stères par an. «Je suis à l’origine de la conception de la machine de l’entreprise. Cette mécanisation a permis une sécurisation des tâches et surtout la création de deux emplois à temps plein.» annonce-t-il fièrement. L’homme tient un discours militant : «Nous sommes victimes d’une crise financière mondiale, pour y répondre, notre salut ? Le développement local ! Ici, tout nouvel emploi crée de la consommation de proximité, elle-même génératrice d’emplois. » Le développement durable. Moins cher que le gaz, le fioul ou l’électricité, le chauffage au bois connaît aujourd’hui un incontestable regain d’intérêt. Ce choix participe au développement de notre économie locale, mais aussi à la création d’emplois pérennes à condition que la forêt soit gérée de manière durable…

Xavier Cugat pilote sa machine (Photo JLM 7447).jpg

« Il y a une relance de cette activité par un encouragement au crédit d’impôts. Ici, parce que nos hivers sont peu rigoureux, 7 à 8 stères en moyenne suffisent à nous chauffer correctement. Le chauffage au bois dégagera bien moins de CO2 s’il est bien sec. » explique Xavier Cugat et de s’inquiéter aussitôt. Trop développer le chauffage au bois, c’est aussi mettre sur les routes davantage de camions qui participent, eux, aux émissions de gaz à effets de serre…« N’y-a-t-il pas de forêts en Pays catalan? Nous ne sommes pas un département forestier. Ici, nous n’avons pas eu le réflexe de boiser pour les générations futures avec pour volonté le développement durable. Pourquoi ne pas boiser en plaine les friches agricoles qui prolifèrent? Les quelques zones qui présentent un intérêt forestier sont situées en Cerdagne Capcir et dans le haut Vallespir. Hélas, le chêne vert, comme l’Alzine, est très peu exploité car situé sur des terrains accidentés très difficiles d’accès pour les engins» déplore-t-il.

Enfin, Xavier Cugat invite les consommateurs à la vigilance: « Je craints que l’hiver prochain, suite à la dernière tempête, certains margoulins du marché parallèle ne soient tentés de mélanger des résineux aux essences nobles.» Une stère de bois fendu, correspond à 0,8 m³. En trois mois, il est sec. Le bûcheron rappelle le bon sens et préconise : « L’idéal c’est de rentrer son bois au printemps ou en été pour qu’il soit bien sec en hiver.» Enfin méditons sur le proverbe ancien : « Pendant la vieillesse, on se chauffe avec le bois qu'on est allé chercher dans sa jeunesse… »

7 à 9000 stères par an (Photo JLM 7447).jpg

07/03/2009

Destin magique, parcours atypique de Pascual Soler

Thuir consacre une exceptionnelle rétrospective aux œuvres de l’artiste catalan idéoréaliste, Pascual Soler, à l’initiative de l’association «Cimaises éphémères». Au-delà, d’une exposition, l’histoire attachante d’un artiste abouti…COURSES PASCUAL SOLER BILLARD 038.JPG

Pascual Soler fut utopiste. Il sera légende.

Nous sommes dans le Roussillon paisible des années 60. Là-bas, règne encore sur l’Espagne, Franco. Ici, comme nombres d’artistes avant-gardistes du moment, Pascual Soler est engagé dans la lutte contre toutes les grandes injustices avec pour seules armes la créativité et l’imagination en bandoulières. Moustaches élégamment cirées à la Salvador Dali, coiffé d’une baratina, drapé d’une toge blanche, affublé d’une cape rouge vif, façon phrygien antique, Pascual Soler est un personnage extravagant, décalé, inclassable pour les conformistes de l’époque. Marginal Pascual ? Un xic poeta, una mica provocador (un peu poète, un brin provocateur) comme tout bon autodidacte qui se respecte, il est doué d’immenses talents. Il est tout à la fois : céramiste, potier, peintre, sculpteur, auteur-compositeur-chanteur. Dans son atelier de création à St Martin de Lavall, il accueille ses amis Camille Ferrer, Balbino Giner, Casals, Max Wallet, Manolo Valiente, Vanczack…

Un destin extraordinaire

Huile des tournesols (Photo JLM 7447).JPG
Pascual Soler naquit en septembre 1932 dans une famille espagnole, au mas de la Comtesse de Blanes à Pézilla de la Rivière où son père est régisseur. Quand éclate la guerre civile, la famille Soler regagne l’Espagne pour rejoindre le camp républicain. Cahin-caha, la famille parvient à Valencia pour s’installer dans la misère. Atteint de tuberculose, le jeune Pascual est soigné par les plantes. Mais c’était sans compter sur le destin facétieux ! La rencontre de peintres de rue lui donnera la force de surmonter la maladie. Cette extase déterminera le sens de sa vie. L’art le fascine, hante son esprit. « Quand on a soif de savoir mais que l’on vit dans la misère, l’ignorance pèse beaucoup sur nos choix d’existence ! » révèle Pascual.

A seize ans, le désir de peindre le dévore toujours plus. Le jeune est doué, sa mère l’encourage à suivre son instinctif destin. Ce sera les Beaux-Arts de Barcelone puis plus tard, l'académie Européenne des Beaux-Arts. Pascual obtiendra durant sa carrière, de nombreux titres et distinctions : médaille d'argent à Nice et la coupe d'or au Festival de Cannes, la médaille d'or du grand prix de New-York ou encore une médaille d'or à Lyon. Son désir d’exploration le mènera aux Etats Unis puis il s’installera des années à Mexico. Mais l’appel de la terre maternelle catalane est irrésistible. Pascual revient au pays, riche de rencontres, d’expériences…

A presque à 77 ans, il conserve toujours la fraîcheur de son âme d’enfant : sensible, émerveillé, toujours épris de liberté. Si ses œuvres ont été exposées aux quatre coins du monde, il demeure ici encore trop ignoré. Dans cette belle expo rétrospective, l’artiste explore la technique du raynisme. « La couleur gagne en luminosité et en intensité » indique-t-il. Samedi 28 Février, une foule se pressait pour rendre hommage à cet artiste abouti. A découvrir jusqu'au 8 mars au Musée des Arts et Traditions populaires (à côté de l’Hôtel de Ville). Ouvert tous les jours de 15 h à 18 h. Entrée libre.

nu de Pascual Soler (Photo JLM 7447).JPG

La couturière (Photo JLM 7447).JPGla lavandière (Photo JLM 7447).JPG

 

06/03/2009

Si la Retirada nous était contée

Vendredi 6 mars à 18 h 30, la médiathèque municipale propose au public une rencontre débat sur le thème de la Retirada. Elle sera animée par trois auteurs : Georges Bartoli, Serge Barba et Georges Andreu. Ils évoqueront l'exode des républicains espagnols civils et combattants avec en support leurs ouvrages respectifs.

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Absorbés par le présent, inquiétés par l’avenir aux contours incertains, les temps sont peu propices aux commémorations. Pourtant, ici, en Pays Catalan, les derniers survivants de la Retirada, en silence, se souviennent. Voilà 70 ans, le 26 janvier 1939, Barcelone tombe sous l’avancée franquiste. Dés le 27 janvier 1939, après trois ans d’une guerre civile qui a meurtri toute l’Espagne, abattus, des milliers d’hères misérables, enfants, femmes, vieillards, combattants fuient les troupes franquistes. Ils franchissent à pied les Pyrénées pour se réfugier en France où rien n’est prêt pour les accueillir. Ils sont parqués dans des camps de fortune improvisés sur nos plages roussillonnaises, dans des conditions extrêmes et sordides. Mais ont-ils le choix ?

Georges Bartoli, Serge Barba et Georges Andreu.

La bigatana (Photo JLM 7447).JPG

Animé par la nécessité de témoigner, chacun a écrit un ouvrage sur la Retirada, en guise de devoir de mémoire. C’est l’histoire de Josep Bartoli, dans le camp d’Argelès, Josep Bartoli qui croque au jour le jour la vie de ses compagnons d’infortune. En contrepoint de ces dessins, le photographe Georges Bartoli, son neveu, interrogé par Laurence Garcia, nous livre son témoignage sur la dure condition des exilés espagnols jusqu’à la fin du franquisme. Josep Bartoli, après 1943, partira au Mexique où il deviendra l’ami de Frida Kahlo, avant de s’installer aux Etats-Unis où il côtoie Rothko, Pollock, Kline et De Kooning.

Serge Barba, président de FFREEE, nous livre «De la frontière aux barbelés» éd. Traboucaire. Cerbère, Banyuls, Le Perthus, Saint-Laurent-de-Cerdans, Lamanère, Prats-de-Mollo, Py, Valcebollère furent les principaux points de passage de la Retirada dans le département. Ce sont ces chemins de la Retirada que Serge Barba décrit dans cet ouvrage, un à un, sur la base des informations qu’il a patiemment recueillies. Ces deux ouvrages ont reçu l’aide de la Région Languedoc-Roussillon et du Conseil Général des Pyrénées-Orientales. L'étude de Georges Andreu «La Retirada» (éd.Don Quijote Associat) rapporte les témoignages de ces Espagnols afin que l'on n'oublie pas le proverbe : "Peuple qui oublie son histoire perd sa mémoire".

Pour la jeunesse

L'équipe de la Médiathèque municipale (Photo JLM 7447).JPG

Une table littéraire présente des livres sur cette période noire de l’Histoire. « De toutes les manifestations consacrées à la Retirada, peu font la part belle aux ouvrages destinés à la jeunesse » lâche Sylvette Gaillard responsable de la médiathèque municipale. Deux intéressantes expositions sont aussi proposées. L’une réalisée par FFREEE ; l’autre, fruit d’une collaboration entre la médiathèque et un passionné d’Histoire Raymond Perez. Enfin, l’épisode de la Retirada ne doit-il pas devenir pour l’humanité, le symbole fort contemporain de tous les exodes forcés, de tous les exils contraints ? Débats enrichissants garantis ! Vendredi 6 Mars à 18 h 30, la médiathèque municipale – Entrée libre.

Hôpitaux publics : Danger !

Neuf organisations syndicales au plan national avaient appelé l'ensemble des personnels de la Santé Publique, des secteurs (sanitaire, social et médico-social) à une journée de mobilisation, jeudi 5 mars, pour défendre l'hôpital public et les services publics de santé. Que s’est-il passé dans les Pyrénées-Orientales ? Les grévistes devant la DDASS (Photo JLM 7447).JPG

Effet de lassitude des grèves à répétition ? Désintérêt patent de l’intérêt général ? Frilosité égoiste engendrée par la crise ? A 10 h 30, seulement une centaine de manifestants battait le pavé devant la DDASS avenue Félix Mercader à Perpignan. Au plan local, seules la CGT et Sud Santé avaient appelé à la mobilisation contre la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires), dite loi Bachelot, en discussion pendant plusieurs semaines au Parlement. CFTC et F.O étaient aux abonnés absents. Au grand désarroi des syndicats, cette journée de mobilisation a fait chou maigre...

Une délégation composée de 6 représentants syndicaux des hôpitaux de Perpignan et Thuir était reçue plus d'une heure par le directeur de la DDASS. Les représentants syndicaux exigeaient un véritable plan d’urgence pour sauver la santé publique, l’arrêt immédiat des restructurations et fermetures d’établissements de santé dans le département. 004.JPG

Au sortir de cette entrevue, Jean Bézian, secrétaire de la CGT de l'Hôpital de Thuir rapportait avec véhémence : « Nous avons manifesté notre inquiétude quant à la privatisation programmée des hôpitaux. Nous avons interpellé le DDASS sur le devenir de la psychiatrie et son glissement vers le médico-social. Quid de l'hôpital psychiatrique de Thuir en reconstruction ? A quelle sauce va-t-il être mangé dans le cadre des regroupements d'établissements comme prévu par cette loi ? Bien évidemment, le DDASS n'a pas pu répondre puisque la loi n'est pas votée ! » Et Jean Bézian d'enfoncer le clou: « Nous avons évoqué le statut des personnels…Mis en concurrence avec le privé, que va-t-il advenir ? » Puis il soutenait la revendication de moyens pour un véritable service national public de santé, pour le droit à l’accès aux soins partout et pour tous. Anne-Marie Mercadier représentant Sud Santé (Photo JLM 7447).JPG

Anne-Marie Mercadier secrétaire de Sud Santé prenait le relais : « Sous des considérations purement économiques, cette loi Bachelot représente la destruction de l'Hôpital public, l’annonce d’un bouleversement total du système de soins et de santé né pourtant aux lendemains de la Libération !» s'insurgeait-elle. La syndicaliste dénonçait la logique de rentabilité et les manœuvres habiles de la Ministre :  « Mme Bachelot tente d'amadouer, de rassurer, aussi bien les personnels hospitaliers que les usagers en annonçant une série lénifiante de contrevérités. Ainsi, ce que nous craignons, c'est que médecins, soignants, non soignants et usagers, soient résignés par ces subterfuges, en ayant pris le parti d'admettre que cette loi serait indispensable et donc inéluctable. Nous n’allons pas baisser la garde ! » Et d’appuyer laconique : « La Sécu doit-elle encore financer les cliniques privées, ces établissements commerciaux aux mains de fonds d’investissements spéculatifs ? »

Il faut admettre l’échec de ce mouvement social peut-être trop proche de la grande journée interprofessionnelle de mobilisation public-privé du 19 mars où vont certainement s’exprimer un ensemble de mécontentements.
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Les manifestants (Photo JLM 7447).JPG

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