Thuir

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22/02/2009

L’Union nationale des retraités et des personnes âgées tisse du lien social

A une époque où l’égoïsme s’affiche comme une valeur partagée, certains hurluberlus s’obstinent à filer et tisser du lien social, de la solidarité. Rencontre avec Rose-Marie Brieule, secrétaire de l’UNRPA (Union nationale des retraités et des personnes âgées).

Les revendications de l'UNRPA (Photo JLM 7447).JPG

A la ville comme à la campagne, la solitude sournoise ne rôde-t-elle pas à l’affût de la moindre proie esseulée ? La retraite conjuguée à la perte du rôle social, peut devenir claustration. Fa molt de temps ja (ça fait déjà longtemps) dans les villages du Pays Catalan, l'avi (le grand-père) i la "Padrine" (la grand-mère) étaient au cœur de la vie sociale et familiale. Els vells (les vieux) étaient entourés, choyés et respectés… Alors, même si Thuir demeure une petite ville à dimension humaine, les mœurs y ont aussi évolués ! Parfois trop «encombrants», les vieux finissent leur vie en maison de retraite. Autres temps, autre époque…

« Un homme n'est vieux que quand les regrets ont pris chez lui la place de ses rêves » se plaisait à dire l’acteur américain John Barrymore. Rose-Marie Brieule la dynamique secrétaire de la section locale de l’UNRPA n’a pas le temps de rêvasser. Elle souligne : « Au niveau social nous privilégions la proximité avec les personnes âgées souvent isolées. Pour les plus impotentes d’entres elles, nous leur rendons visite, leur offrons des goûter et leur prodiguons du réconfort ». Cette association a succédé aux Vieux Travailleurs de France créée en 1945, puis à l'Union des Vieux de France autrefois ici animée par l’Ami Emile Lassale alias «Millette»…

« L’Unrpa était à ses origines exclusivement revendicative. Peut-être un peu trop politisé, ce mouvement était entrain de mourir à petit feu à cause de ses idées trop sectaires » analyse avec lucidité la secrétaire. La section locale forte de 70 adhérents, a pourtant conservé un côté revendicatif sous l’impulsion de son président Claude Vaillant : défense du pouvoir d’achat des personnes âgées, revalorisation des retraites, défense des services publics de proximité, accès aux soins, aide aux personnes dont l’âge avancé se double souvent d’un handicap physique ou de la maladie d’Alzheimer.

Rose-Marie Brieule (Photo JLM 7447).JPG

« Je trouve beaucoup de réconfort au sein de cette association étant moi-même handicapée » déclare émue Rose-Marie. L’association organise aussi des rendez-vous ludiques. Pour Noël, loto et concert choral avec Le Chœur de l’Aspre, des lotos, des repas dansants, des sorties cinéma, des voyages.

Jeudi 19 février à 12 h, à la salle Jeantet Violet, les adhérents de l’Unrpa se réunissent pour un repas convivial autour du thème du carnaval ! Comme ils ont su entretenir leur âme d’enfant et un sens aigu de la dérision, tous les convives sont invités à venir déguisés ! Participation 12 €. Inscription dés mardi 17 février. Renseignements : 04 68 53 57 99.

Société Mixte de Tir : en pleine cible !

Chaque année à pareille époque, la vénérable Société Mixte de Tir de Thuir organise les rencontres inter-clubs pour les 5 écoles de tir du département affiliées à la Fédération Française de Tir : Osséja, Prades, St Cyprien, Saleilles, soit au total une cinquantaine de gamins de 8 à 12 ans. Les catégories d'âge concernées par les Ecoles de Tir sont les Poussins, Benjamins et Minimes. Jean-Luc Vinyas (Photo JLM 7447).jpg

« Ces rencontres sont organisées pour préparer les enfants aux compétitions officielles départementales, régionales, nationales au pistolet ou à la carabine à air comprimé à 10 mètres avec 30 plombs à tirer en 1 h à concurrence de 2 plombs par cible » précise Jean-Luc Vinyas secrétaire et arbitre FFT de la société Mixte de Thuir. « Dans un concours, il y a des cibles d’essais et des cibles de match. Les tireurs ont une heure tant pour effectuer les réglages pour la compétition » indique Guy Jubal président du Club d’Osséja.

Mieux connaître le tir sportif.

Les tireurs sportifs en herbe (Photo JLM 7447).jpg
Le grand public a une image erronée du tir sportif, injustement assimilée aux pratiques, aussi nobles soient-elles, de la chasse ou à celles de l’armée. C’est un sport à part entière et une école de la maîtrise. Comment ça fonctionne ? Pour ces jeunes, les cibles utilisées sont les mêmes que pour les « grands » et toujours placées à 10 mètres du tireur. Le nombre de coups varie en fonction de celles-ci, ainsi que les positions de tir. Les tireurs poussins garçons et filles sont debout. Pour compenser le poids des armes, les poussins tirent sur appuis fixes et les benjamins sur support à assistance modulable. Ce n’est qu’à partir de minimes que les tireurs n’ont plus d’assistance et doivent assumer le poids de leurs armes, environ 900g pour les pistolets et 3 à 4 kg pour les carabines. La tenue vestimentaire pour le pistolet doit respecter les mêmes contraintes réglementaires que pour les adultes. La pratique du tir sportif nécessite une discipline de fer. Elle requiert concentration, application et réflexion dans un silence absolu. Là, pas de manifestations exubérantes !

La société Mixte de tir
Alexis tire en catégorie Poussin (Photo JLM 7447).jpg
Le club de Thuir mise sur son école pour former les champions de demain. Chaque année, il fait preuve de son efficacité lors des différents championnats. Jean-Luc divulgue : « La création de la société Mixte de tir remonte à 1885… C’est le club le plus ancien du Pays Catalan.» Pourquoi Mixte ? « A l’époque, la société était dite "mixte" car elle comprenait à la fois des militaires et des civils. Dans la seconde moitié du XXe siècle, cette société à caractère militaire s'est transformée en association de loisirs. L’activité encadrée par les gendarmes, s’apparentait à la préparation militaire » révèle Jean-Luc.

De nos jours, l’aspect militaire a disparu du club, sa vocation est exclusivement sportive. Avec son école de tir, le club a mis depuis cinq ans, le cap, vers l’avenir ! « Aujourd’hui, la société est forte de 135 membres de 5 à 90 ans » znnonce fièrement Jean-Luc Vinyas. Souhaitons bon vent aux jeunes dans les différentes compétitions pour la saison 2009 !

Quand la musique fait école…

C’est devenu un classique, un évènement incontournable ! A l’approche de la fin de l’hiver, l’école de musique donne son traditionnel concert. L'objectif de cette soirée est de faire connaître l'école de musique et de permettre aux élèves de jouer devant un public.

Les artistes en herbe (Photo JLM 7447).JPG

Les élèves investissent la scène de la salle Grégory de la MJC pour proposer différents extraits de leur répertoire des plus éclectiques. Ce concert est aussi l’occasion de rendre un vibrant hommage au talent et au dévouement de leurs professeurs. Ils étaient prés de 130 enfants à participer, auxquels s’étaient joints leurs enseignants. Ils ont pu exprimer leurs talents naissants face à très nombreux public qui n’a ménagé ni ses encouragements ni ses applaudissements. Un concert instrumental et vocal, en solo, duo, trio, quatuor ou ensemble orchestra.

Tous ces musiciens en herbe ou chevronnés étaient bien sûr dirigés par Robert Sarrade, Odille Lemortrëer, co-directeurs de l'école municipale. Quelle joie de pouvoir écouter cet hymne à la vie, la valse mélodique du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Yann Tiersen par l’ensemble d’accordéons… Ou façon rock and roll Ça c'est vraiment Toi de Téléphone… Un groupe est né (Photo JLM 7447).JPG

La qualité du concert a permis de jauger le travail fourni par les professeurs de l'école et les élèves : à la clarinette, à la guitare classique ou électrique, à la flûte, aux percussions ou à l’accordéon… Ce concert, à la fois outil de travail et événement festif, a mis en valeur les facettes les plus inattendues du talent. Le spectacle ? Il était aussi dans les regards brillants de bonheur des enfants ! La musique n’est-elle pas un outil merveilleux pour le développement global de l’enfant ? Une source d’épanouissement ? Un moment vivifiant et privilégié de plaisir, de bien-être et de joie de vivre ? A la fin du concert, musiciens et auditeurs ont tous partagé un apéritif dinatoire. Les talents en concert (Photo JLM 7447)=.JPG

L'Ecole de Musique de Thuir : 04 68 53 25 76

La virée parisienne des cadets de l’UST

Quand nombre de valeurs morales ne cessent de s’étioler, le rugby, véhicule toujours des valeurs très fortes de courage, d’abnégation, de solidarité, de respect, de convivialité et d’esprit festif… Ces valeurs partagées au sein des cadets de l’UST, caractérisent l’excellent état d’esprit qui anime ce groupe et ses dirigeants. Les voyages forment la jeunesse ! Qu’à cela ne tienne ! Cette année encore, à la faveur des vacances de février, les cadets de l’U.S. Thuir des présidents Robert Massuet et Jean-Michel Pergel sont montés 4 jours à Paris. Un séjour fascinant, riche en événements qui restera gravé des années dans leurs mémoires.L'équipe des Cadets de l'USTHUIR (Photo JLM 7447).jpg

Au programme, rugby et loisirs.

Une matinée de train, et hop c’était parti pour une visite de Paris. Le soir, les jeunes assistaient à un match entre anciens du Racing Club de France (composé d’anciens internationaux) et anciens internationaux écossais, avant de prolonger la soirée avec ces joueurs. Samedi matin, match contre leurs homologues de Courbevoie ; l’après-midi direction le stade de France pour assister à la rencontre du Tournoi des six nations France/Ecosse. Enfin, dimanche de dilettante au parc Disneyland de Marne-la-Vallée. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin. Lundi soir, retour fourbus au bercail. Charmés par leur séjour parisien, dans un élan spontané et unanime, les cadets remercient tous ceux qui ont permis ce voyage, récompense d’un comportement exemplaire et de résultats extraordinaires puisque ce groupe est actuellement invaincu depuis le début de la saison (12 rencontres = 12 victoires !)

Et maintenant, après le réconfort, l’effort.

Après un déplacement à Capestang le 21 février, ils recevront Pic St Loup le 28 février. Sauf accident de parcours, ils devraient terminer 1ers de leur poule. A la suite de ces 2 rencontres, ils disputeront, le 7 mars, le 1/8e de finale du championnat Languedoc-Roussillon ils sont d’ores et déjà qualifiés. On peut complimenter l’excellent état d’esprit de ce groupe qui fait honneur aux couleurs de l’UST ! Leur objectif ? Passer 3 tours dans ces phases finales car les 32e de finale du championnat de France se profilent à l’horizon et ils aimeraient par dessus tout y participer.Un grand bravo à ces valeureux et sympathiques jeunes qui méritent d’aller le plus loin possible dans la compétition !

19/02/2009

Eoliennes dans les Aspres : le point de vue du maire de Fourques

La Communauté de Communes des Aspres a mandaté le cabinet Ocea Ingénierie pour réaliser une étude préliminaire d'identification de zones pouvant potentiellement accueillir des éoliennes. Quatre secteurs (soit huit zones) ont été répertoriés dans les Aspres. Frilosité ou syndrome "Nimby", les maires un à un ont refusé ces implantations sur leur commune. Tous ? Non ! Rencontre avec un singulier maire, écolo pragmatique et viticulteur bio de surcroît.
Les opposants aux éoliennes se manifestent (Photo JLM 7447).JPG
Le maire de Fourques, Jean-Luc Pujol, est porteur d'un ambitieux projet de développement durable au cœur duquel s'inscrit une ferme éolienne. Son projet provoque la grogne et ne fait pas l'unanimité parmi les maires des communes avoisinantes. Qu'importe ! Pour cet homme aux convictions bien arrêtées, l'écologie est une seconde nature. Le verbe haut, le propos direct, le regard franc, soulignent le bon sens paysan. Le volubile Jean-Luc Pujol n'a rien d'un doux rêveur, son désir de ferme éolienne a mûri lentement dans son esprit. Avec sa jeune équipe municipale, il a voulu évaluer de visu les impacts des aérogénérateurs. Il a donc visité quantités de fermes éoliennes, rencontré des élus et des riverains.

Chronologie de l'implantation d'éoliennesJean-Luc Pujol Maire de Fourques (Photo JLM 7447).JPG
Jean-Luc Pujol invoque la méprise de certains opposants qui contestent sur la forme, la méthodologie employée dans la démarche d'identification de Zone de Développement éolien (ZDE) : « Cette première étape débute toujours par des réunions publiques d'information. La loi ne prévoit pas de concertation à ce stade-là. C'est une étude paysagère au dossier technique relativement sommaire pour laquelle le préfet doit se prononcer ainsi que sur le zonage avec la définition d'un potentiel minimum et maximum d'éoliennes.»

Aussitôt l'édile rebondit sur le contexte local : « La façon dont la Communauté de Communes des Aspres a mené ces réunions ne me convenait pas. J'ai donc pris l'initiative d'organiser des réunions de concertation avec les habitants de Fourques où chacun a pu s'exprimer. Les débats ont été enrichissants. Nous nous sommes attachés à réfuter un certain nombre d'arguments : infrasons, bruits, impacts...»

A ce jour, le dossier est sur le bureau du préfet. Le devenir du projet reste suspendu à l'approbation du préfet pour l'identification du zonage. La seconde étape sera la modification du Plan Local d'Urbanisme pour rendre possible l'installation d'éoliennes avec des préconisations et obligations techniques : hauteur, nombre, implantations... A ce stade là, une étude de faisabilité sera alors réalisée. Puis, débutera la phase de concertation avec toutes les parties prenantes : A.D.E.M.E, Monuments historiques, DDE, DDAF, LPO, D.R.I.R.E, chasseurs, associations environnementales, populations des villages concernés. « In fine, le permis de construire est signé non pas par le maire mais par le préfet », précise avec tact Jean-Luc Pujol.

Ses quatre vérités

Dans nos précédentes éditions les arguments des opposants ont été développés sans que ne s‘exprime le porteur du projet. Quand Jean-Luc Pujol prend la parole, il ne manie pas la langue de bois. «Je n'accepte pas que certains de mes collègues maires m'accusent de vouloir saccager l'environnement. Quand ils parlent seulement de machines et de taxe professionnelle je rétorque politique globale et locale environnementale! » Clairvoyant, le maire de Fourques ose lâcher : « Je suis agriculteur bio, je ne vis et ma famille ne vit que de l'agriculture, je possède le plus grand domaine viticole de Fourques, un important patrimoine immobilier. Serais-je assez fou pour vouloir déprécier mon patrimoine si les éoliennes avaient un quelconque impact négatif sur l'économie locale? » Pour couper court à toutes les rumeurs les plus extravagantes : « Je rassure mes détracteurs, aucune des 5 ou 6 éoliennes ne sera installée sur mon vignoble. Je ne bénéficierai d'aucun subside ni manne financière. Je ne veux pas être juge et partie! » Peut-on être à la fois contre le tout nucléaire et contre les éoliennes ? Il reste encore la bonne vieille bougie.

Les pro-solaires

Certains opposants à l'implantation d'éoliennes préconisent l'installation de champs de capteurs photovoltaïques. Pourtant ces installations ont un important impact sur l'environnement. Outre le bétonnage des terrains, les traitements chimiques aux désherbants des terrains, les cellules photovoltaïques ont une durée de vie d'environ 20 ans. Il existe deux types de panneaux : ceux au silicium et ceux à l'arseniure de galium qui comportent des produits poluants comme l'arsenic. Leurs retraitements engendre de la pollution. Un projet d'installation de capteurs devrait voir le jour sur des friches agricoles entre Trouillas et Ponteilla. A suivre.

13/02/2009

Les opposants au parc éolien sont vent debout

Le projet de création d’un parc d’aérogénérateurs à Fourques fait l'unanimité contre lui chez les maires des petites communes avoisinantes soutenus par le collectif « Le vent tourne ».Le Conseil communautaire (Photo JLKM 7447).JPG

En sa séance publique du mardi 10 février à 17 h 30 à Thuir, le Conseil Communautaire de la Communauté de Communes des Aspres a dû invalider son vote du 17 décembre et revoter pour le projet d’une Zone de développement de l'éolien (ZDE) de 164 hectares sur la commune de Fourques. Suite au scrutin du 17 décembre, six maires Maya Lesné (Tordères), Alphonse Puig (Sainte-Colombe), Roger Tourné (Llauro), Erick Brisse (Terrats), Alain Doutres (Caixas), Patrick Mauran (Montauriol) avaient dénoncé une irrégularité dans le vote en faisant remarquer que 54 conseillers présents ou représentés avaient voté, 55 bulletins étaient dépouillés. Ceux-ci ont décidé de réagir en écrivant au Préfet des Pyrénées-Orientales pour manifester leur désaccord et leur mécontentement (copie ci-joint de la lettre envoyée au président de la Communauté de Communes et à tous les délégués communautaires).

Ce mardi, sans surprise, les conseillers ont voté majoritairement à nouveau en faveur de ce projet. Alors qu'en préambule, les maires de Tordères et Ste Colombe manifestaient leur désir de débat, le président de la Communauté, René Olive, s'y est obstinément opposé, provoquant même un certain chahut parmi l'assistance.L'assistance (Photo JLM 7447).JPG

Les Zones de développement de l'éolien

La loi de programme n°2005-781 du 13 juillet 2005 fixe les orientations de la politique énergétique française avec l'objectif de 21 % de la consommation intérieure d’électricité d’origine renouvelable en 2010. Cette loi introduit le principe de création de Z.D.E. pour éviter la prolifération anarchique des installations éoliennes. Si, aux dernières élections municipales, nombre de maires des Aspres ont adopté une position circonspecte, évitant d'évoquer ce sujet on ne peut plus sensible, un candidat à la mairie de Fourques, Jean-Luc Pujol a, lui, eu le courage de porter le débat sur la place publique. En ces temps de crise viticole, peut-on condamner la tentation pour certains agriculteurs désargentés ou pour des communes viticoles en crise comme Fourques, de louer ou vendre une parcelle de terre à des constructeurs d'éoliennes.

Jean-François Girbaut pdt du collecti Le vent tourne (Photo JLM 7447).JPGJean-François Girbaut est le président du collectif Le vent tourne créé en Octobre 2008. « Au cours des 5 réunions publiques obligatoires dans le cadre de la loi sur les ZDE, des personnes se sont regroupées pour créer un embryon de collectif  » évoque-t-il, puis de dénoncer : « Une imposture écologique consiste à faire croire que l'éolien puisse un jour se substituer à l'énergie nucléaire ».

Ce qui préoccupe d’abord le collectif, c'est la protection des paysages et du site remarquable et préservé des Aspres. Jean-François Girbaut rappelle deux conditions nécessaires à la production d’énergie par les aérogénérateurs : du vent régulier et la proximité d'une ligne à haute tension pour le raccordement électrique des installations. « La production électrique éolienne est intermittente. Pour assurer la continuité il faut une régulation pourvue par des centrales thermiques génératrices de gaz à effet de serre », précise le président. « Aucune commune des Aspres n’a désiré d’éoliennes sur son territoire hormis la municipalité fraîchement élue de Fourques ! Pourquoi ?», s’interroge M.Girbaut. « Nous allons nous concerter avec les maires des communes impactées pour donner suite à cette décision. D’autre part, nous lancerons une campagne d’information à l’adresse de la population pour lancer un véritable débat » indique Jean-François Girbaut.

Vendredi, dans nos colonnes, Jean-Luc Pujol maire de Fourques et porteur du projet présentera ses arguments.

Collectif La vent tourne :  ventourne@hotmail.fr ; tél : 04 68 28 04 51 ; 2 rue des amandiers 66300 Fourques.

08/02/2009

Le retour !

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Un soir ordinaire de décembre, entre deux fiévreux réveillons, sans crier garde, sans signe avant-coureur, sans daigner m'adresser un ultime mail posthume, mon fidèle ordinateur s'en est allé... au paradis des objets qui-ne-servent-plus-à-rien, à la déchetterie, emportant avec lui la mémoire de notre longue et fructueuse complicité. Qui était le maître ? Qui était l’élève ? C'est que l'on s'y attache, ma brave Dame ! Combien d'heures d'intimité passées à se regarder dans le blanc de l'œil ? Sniff ! Sniff…

Il est parti me laissant hébêté, orphelin, sans voix, sans plume... Au pain sec et à l'eau en quelque sorte! Cette adversité me jetait en pleine figure la conscience de ma propre mortalité ! Dans un monde virtuel, comment se soucier d'une échéance de vie ? Alors, pour me consoler, je me suis résolu à me rendre dans un palais de la consommation où-tout-s’achète-et-tout-se-vend pour adopter un jeune et vierge nouvel ordinateur… A peine en service, V’lan : la tempête ! Cloué, le bec du jeune jouvenceau ! Après moultes fastidieuses interventions, le voilà à nouveau dispo ! Vous ne pouvez pas savoir combien vous me manquiez !

07/02/2009

UST : 100 ans Sang % rugby !

L’Union Sportive Thuirinoise fêtera ses 100 ans fin août. Au menu des festivités : de nombreuses animations, matchs de gala, banquet, colloque, expo rétrospective...

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En terre catalane, le rugby est roi. Ici, peu ou prou, l’histoire de l’UST épouse la fantastique saga de la famille Violet et du formidable essor économique des caves Byrrh ! Avec 100 années de passion rugby, d’expressions aux accents rocailleux du terroir des Aspres, 100 saisons de clameurs d’espérance, de rudes leçons de défaite… l’UST entre en légende ! 100 ans de rugby à Thuir.

Cet authentique évènement est tout d’abord une remarquable aventure humaine. Celle qui a fédéré de vrais passionnés de l’Ovalie autour de la farouche volonté de célébrer en grande pompe ce centenaire, d'affirmer haut et fort les valeurs originelles du rugby et son ancrage local culturel et populaire. « Nous sommes redevables vis-à-vis de tous nos anciens. Nous nous devions de célébrer dignement l’histoire du rugby à Thuir », évoque André Brial, fidèle dirigeant de l’UST. « Nous nous réjouissons déjà de constater l’énorme engouement des Thuirinois et de la grande famille du rugby Catalan ! » s'enthousiaste le dirigeant.

Et Robert Xamma de souligner : « Nous avons préféré baptiser cette manifestation 100 ans de rugby à Thuir pour nous distinguer des habituels centenaires surannés… » Surfaite, usurpée, la réputation de Thuir dans le paysage du rugby hexagonal? Longtemps, les équipes thuirinoises réputées teigneuses, ont flirté avec gotha français de l’Ovalie. Oubliée 1978, l’homérique 16ème de finale (15-29) joué à Aimé Giral contre l’AS Béziers champion de France ? Ou la mémorable victoire sur ce même club un certain dimanche de Janvier 81 au stade Violet ? Non.

Le rugby : une équipe, une famille, un village, un territoire.Robert Xamma Jean Baillette Christian Ricaud André Brial (Photo JLM 7447).JPG

« Le Président de la FFR honorera de sa présence ces festivités. Jean-Claude Skréla animera un colloque sur le thème de l’évolution du rugby. Enfin, pour la circonstance, une cuvée spéciale AOC a aussi été élaborée », précise Robert Xamma. Auteur de livres sur l’UST, Jean Baillette est l’historien du club. Qui mieux que lui pouvait relater la formidable épopée de l’UST de 1909 à nos jours ? Lui-même et Brigitte Bataller-Sicre s’affairent à élaborer la fresque historique de l’exposition des 100 ans…Elle mettra en scène, rétrospective en photos, objets et documents de ce club légendaire et de ses célèbres hommes qui en ont écrit son histoire de 1909 à 2009.Jean Baillette (Photo JLM 7447).JPG

Hum ! Ça fleure déjà bon les derbies d’antan et leurs « fart de garrotades » (raclées) aux saveurs de joute un brin chauvines ! En août, les supporters retrouveront en crampons, les vieilles gloires qui ont mouillé le paletot vert et blanc dans une rencontre amicale les opposant aux anciens de l’USAP. L’équipe actuelle pourrait affronter le XV de L’Indépendant. Enfin, L’UST méritait pareil hommage car jusqu’à aujourd’hui, elle a su conserver et cultiver le sens de vraies valeurs humaines : générosité, courage, abnégation, solidarité, respect et fraternité, sur les terrains, avant ou après les matchs, comme lors des 3e mi-temps !

Survivance du passé, gardien des traditions, expression rustique d’un territoire, ce club ne symbolise-t-il pas la fierté du rugby des clochers ? Celui-là, garant de l'esprit de village ne doit pas disparaître au profit des grands clubs show bizz cosmopolites, même s’ils sont la garantie d’un éventuel avenir doré du rugby… A découvrir dans ces colonnes chaque mois jusqu’en juillet, l’histoire de l’Ovalie à Thuir, contée par l’intarissable Jean Baillette. Vous disposez de noms et adresses d'anciens joueurs et dirigeants de l'U.S.Thuir. ? Vous possédez d’anciens ballon, maillots, objets, photos ou documents relatifs à l’UST ?

Contactez : Pierre Tirezgui  06 13 41 02 43 - Marcel Julia  04 68 53 06 91.

L’Œuf de l’an neuf

Une nouvelle année n’est-elle pas semblable à un œuf surprise ? Quand elle débute, chacun en ignore le contenu ! Alors, pour nous rassurer, nous l’espérons heureuse ! Hasard des rencontres et destin feront le reste… Quel beau cadeau de vie est ici relaté !

Gaston Depierre peint un oeuf (Photo JLM 7447).jpg

L’incroyable destin de Gaston… Qui, dans ses jeunes années, ne s’est pas rêvé artiste ? Puis, à l'âge adulte, le temps a déjà commis son œuvre, étouffant la plupart de nos rêves les plus fous de l’enfance… C’est sans compter sur les facéties du destin. Voyez, l’incroyable destinée de Gaston.

Orphelin de guerre, le jeune Gaston quitte sa Sarthe natale pour rejoindre à Paris sa grand-mère qui l’élèvera. « Je voulais me consacrer à la décoration» soupire Gaston Depierre. « Ma grand-mère avait décrété que c’était un métier de fainéant. Elle m’a alors imposé la maroquinerie » se lamente-t-il. De fil en aiguille, Gaston se retrouve employé chez un chausseur «Le soulier d’or» dans le beau quartier de la Madeleine où foisonnent boutiques d'art et de luxe. Là, à deux pas de la Place Vendôme, Gaston décore avec talent la vitrine de sa boutique. Quand, un jour l’une de ses clientes lui susurre à l’oreille : «Si vous voulez je vous fais entrer chez Hermès… » C’était la décoratrice de la célébrissime marque !Les Oeufs de Atelier Depierre's les oeufs en gestation (Photo JLM 7447).jpg

Gaston a atteint son rêve ! 17 ans durant, il exerce le passionnant métier de décorateur chez cette prestigieuse maison de luxe, parcourt le monde, côtoie les plus grands. La vie l’a comblé. Est-il pour autant au bout de ses surprises ? Que nenni ! I y a 18 ans, le hasard rapplique à nouveau. Il l'amène à restaurer, à la demande d'un client antiquaire, un œuf d'émeu datant de Napoléon III. Pour Gaston, c’est aussitôt, la révélation ! Séduit par la beauté fragile, il est captivé par la tradition des œufs décorés et plus singulièrement pour celle de "l'Oeuf Surprise". Gaston se passionne pour Peter Carl Fabergé, découvre la symbolique ésotérique de l’œuf.

Cette quête le pousse à l'apprentissage d'un nouveau savoir-faire très sophistiqué en raison de la fragilité de la matière. Une passion est née. Gaston lâche Hermès et la vie parisienne pour s’établir à Castelnou en Pays Catalan. Avec son associé et ami Jean-Pierre Martinez, il fonde "l'Atelier Depierre's". Quand en 1997, TF1 réalise à Castelnou un reportage sur l’atelier pour le JT de 13h, aussitôt, visiteurs et commandes affluent. Consécration !

Un travail minutieux.

Les Oeufs de CASTELNOU 007.jpg
Poussez donc la porte de son coquet atelier ! Affable, gestes détachés de toute empathie, discret jusqu’à l’humilité, celle des gens de talents. Gaston vous accueille. Ce délicieux personnage travaille les œufs d'oie, de canard, de caille, d'émeu qu’il sélectionne lui-même dans les élevages des Landes. « Après nettoyage de l'œuf, la 1ère étape consiste au sciage de la coquille. L’œuf est ensuite stabilisé sur un pied, une ou plusieurs charnières sont alors à insérer. La coquille renforcée avec des résines et peintures à base de résines pour lui assurer une bonne solidité » explique-t-il. Chaque œuf surprise peut nécessiter quelques dizaines d’heures à plusieurs semaines d’un délicat travail de précision ! Offrir un œuf surprise c'est un vœu de chance, une marque d'affection, d'estime, d'amour pour la nouvelle année ! La vie ? Un œuf surprise…

Atelier Depierre's - 12, Carrer del Mitg - 66300 Castelnou 04 68 53 01 22

EXCLUSIF ! Gold, un peu plus près des étoiles

La salle Jeantet Violet a fait le plein Vendredi soir. Quatre voix, sublimes, chaleureuses, émouvantes, ne laissent vraiment pas indifférent ! Elles personnalisent le Groupe GOLD qui a traversé le temps sans prendre une seule ride !Etienne Salvador Bernard Mazauric Lucien Crémadès David Bouad (Photo JLM 7447).JPGSoudain la scène s’embrase. Un long solo de batterie digne de Phil Collins interprété par Etienne Salvador alias Tinou déchire le silence de la salle plongée dans la pénombre. La lumière explose, les décibels jaillissent, un à un, les trois autres artistes du groupe Gold prennent place sur scène. Bernard Mazauric au clavier, David Bouad un des meilleurs bassistes de sa génération et le chanteur Lucien Crémadès à la guitare. L'intro de Gold (Photo JLM 7447).JPGAux premiers accords de Calicoba, le public jusqu’alors un tantinet emprunté, se lève comme un seul homme, agite les bras, frappe des mains, se trémousse, fredonne…Les chansons ? Il les connaît sur le bout des lèvres ! Le groupe enchaîne ses titres cultes avec un clin d’œil à Rock Collection de Laurent Voulzy façon Gold évidemment mâtiné d’époustouflants solos de guitares ! Là, le public s’agglutine au pied de la scène…Rio de janvier suivi de Ville de lumière, Capitaine abandonné et Laissez-nous chanter…

David Bouad et Lucien Crémadès(Photo JLM 7447).JPG
La fièvre redescend avec Un peu plus près des étoiles reprit en cœur par toute la salle. Après concert avec le chanteur leader Quand Lucien est entré chez Gold il n’avait pas 20 ans. Ce groupe phare des années quatre-vingts est né dans le Sud-Ouest à Gaillac où il écumait les bals populaires avant de connaître le succès international que nous lui connaissons. Depuis 2008, Gold entreprend une tournée en live (sans playback). Un prochain album avec de nouveaux titres est aussi en gestation … Comment expliquer ce retour gagnant ? Cet engouement qui rassemble plusieurs générations ? Le groupe conserve ce ton si particulier de l’influence californienne qui fit son succès… «Nos chansons comme celles des années 80 sont populaires, optimistes et gaies. Elles sont dans l’inconscient collectif. Elles ne vieillissent pas alors que nous avons pris des rides !»Ironise le chanteur Lucien Crémadès.
Lucien Crémadès le leader du groupe Gold(Photo JLM 7447).JPG
«Nous avons en projet de chanter Ville de lumière à Beyrouth promue capitale mondiale du livre 2009 par l’Unesco. » Souffle Lucien. Ruisselant de bonheur, Lucien a tout donné sur scène : «Un concert sur scène, c’est le même plaisir qu’il y a 30 ans. C’est une parenthèse enchantée d’une heure et demie où on oublie son âge adulte pour redevenir adolescent qui s’amuse, saute, donne du plaisir au public comme un match de rugby ! » D’ailleurs, Toulousain de cœur, inconditionnel supporter du Stade Toulousain, Lucien ose pronostiquer : »Pourquoi pas une finale Stade Toulousain – USAP cette année aussi ?» Les supporters catalans apprécieront tout comme le public a été émoustillé par cet époustouflant concert…Le groupe affectionne tant le Pays Catalan qu’il souhaiterait revenir se produire en fin d’année… Dans 15 jours le Site www groupe gold.com sera opérationnel.
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